vendredi 14 octobre 2011

Bonjour maman-papa, c'est Sébastien

Dodo la veille : À la même place, dans notre racoin.

Vous avez réussi à vous connecter ? Si oui, ceci est pour vous.

Bienvenue pour la première fois sur le blogue, où vous pourrez y lire quelques brides de nos aventures plus ou moins rocambolesques. Votre lecture se fera dans l’ordre inverse des événements si vous commencez à lire ici.

Ça fait maintenant 6 semaines qu’on est entré au Mexique. Ça a été 6 bonnes semaines à s’adapter au rythme de vie, à la langue, aux coutumes, aux routes et ça continue. Tel que prévu, nous avons beaucoup roulé les premiers jours afin de s’éloigner de « l’action » à la frontière. Action que nous n’avons d’ailleurs nullement ressentie à part quelques barrages routiers ici et là. Beaucoup de CouchSurfing au début, ce qui nous a permis de faire nos premières rencontres au Mexique et qui ont pu répondre à nos questions, que ce soit la langue ou le fonctionnement des choses ici. Notre premier long arrêt s’est fait à Papantla chez Javier qui nous a dit qu’on pouvait y rester aussi longtemps qu’on le voulait, ce qu’on a fait jusqu’à ce qu’il nous offre une autre maison dans la prochaine ville qu’on voulait visiter. À Papantla, c’est là qu’on s’est rendu compte qu’on ne parlait pas espagnol parce qu’on était incapable de communiquer avec la grand-mère qui nous traitait aux petits oignons. C’est aussi là qu’on a pu goûter à la culture mexicaine grâce entre autre à la nourriture cuisinée par les aides de maison et nos premières expériences aux marchés. Ah oui, on est tombé dans la saison des avocats qui eux nous tombaient sur la tête au nombre de 15 à 20 par jours. « Aguacate, todos los dias ! » On est déçu de ce côté-là depuis qu’on a quitté Papantla car il faut payer nos avocats qui deviennent de plus en plus chers à mesure que la saison avance. Ensuite, on est rendu à Veracruz, une grande ville et une destination touristique très militarisée ces jours-ci. On y était pour la fête de l’indépendance du Mexique. Il n’y avait pas tant de monde au centre-ville ce jour-là parce que c’était supposément dangereux, mais nous, on ne le savait pas. On s’est trouvé une personne qui parle espagnol pour nous accompagner au restaurant et nous aider à commander de la bouffe végétarienne. C’était un autre long arrêt puisqu’on avait une maison à nous seul jusqu’à ce qu’on se rende compte qu’on partageait finalement l’espace avec des coquerelles. Ça n’a pas écourté notre séjour parce qu’il y avait beaucoup à faire en ville. Musées, marchés, bâtiments historiques, etc. sans qu’on comprenne une seule pancarte. L’eau a été coupée dans la maison et nous avons pris la direction de Xico où nous allions travailler sur une ferme pendant une semaine. Ont suivi 3 grandes villes en rafale, Xalapa (2 nuits), Puebla (3 nuits) et Oaxaca (4 nuits). Les pancartes ont commencé à être bilingues ou trilingues et on s’est senti dans des environnements plus adaptés aux jeunes voyageurs. Beaucoup d’histoire, beaucoup de photos et beaucoup de touristes. J’ai fait mon indigestion d’églises.

Ce qui nous amène depuis deux semaines à Puerto Escondido, la plage qui m’avait séduite lors de mon passage au Mexique en 2009-2010. C’était aussi notre première destination fixée au départ et ça nous a pris un mois pour s’y rendre, preuve que le temps a été bon. Ici, c’est la plage, la chaleur, les surfeurs, la mer et surtout le chillage. C’est la saison morte, alors les touristes sont quand même rares. On s’est trouvé un bon spot à l’auberge qui ne coûte vraiment pas cher, on se fait de la bonne bouffe tous les jours, on se lève tôt pour profiter de la fraîcheur du matin et on se cherche de l’ombre en après-midi. Mon excitation quotidienne est sans aucun doute le volley-ball en fin de journée.

C’est décidé. Lundi serait un très bon timing pour quitter l’auberge et Puerto Escondido pour aller explorer d’autres plages en route vers la jungle du Chiapas et la côte des Caraïbes. Il faudra aussi sortir du Mexique un jour, alors vaut mieux bouger maintenant pour ne pas être trop pressé plus tard.

C’est ça. C’est mon voyage du moment avec des plans qui changent tout le temps.
J’essaie d’être conscient du bon temps que j’ai au même moment que je le vis plutôt qu’attendre que ça devienne un bon souvenir.

Geneviève-Anaïs arrive à m’endurer pour l’instant. Elle peut être à bout des fois, mais on trouve le moyen de moyenner. À chacun nos cycles.

saloute
…………………………………..
PS. « On ne perd pas notre cœur d’enfant parce qu’on devient vieux, on devient vieux parce qu’on perd notre cœur d’enfant. »

mardi 11 octobre 2011

Aujourd'hui est un autre jour (qui ressemble aux autres)

Dodo la veille : Au même endroit, depuis 7 nuits.

Comme Sébastien l'a dit, aujourd'hui c'était notre deuxième dernière journée à 'Puerto' (bin oui, on appelle ça 'Puerto', pis c'est comme appeler Port-Cartier ou le Vieux-Port juste 'Port', mais dans nos oreilles, ça sonne bien.). Je trouve que c'est une bonne occasion pour vous parler de notre quotidien, qui finit par se ressembler de jour en jour (ne sommes-nous pas des êtres de routine, nous, petits êtres humains ?)

Alors, les journées à 'Port', de quoi sont-elles remplies ?

On se lève vers 8h00 tous les matins pour se faire un bon yogourt/granola/bananes avant de retourner se la couler douce (lire : Je me prélasse dans le hamac ou dans la tente pendant que Sébastien est sur l'ordi). Ce matin, on a fait ça spécial pour la deuxième dernière journée, c'est-à-dire qu'on est allé manger le déjeuner sur une nouvelle plage.
Parfois, on fait quelque chose de productif dans l'avant-midi, tel qu'aller au marché, se promener jusqu'au bout de la route ou encore aller ne pas se faire comprendre par le gars du magasin de photos.
Entre midi et 14h00, on se fait à dîner (lire : On mange trop de quesadillas).
Entre 14h00 et 16-17h00, on est à la plage, sur la couverte orange. Des fois Michel (12$ !) se joint à nous. Là, on parle, dort, écrit et/ou faisons nos exercices de physio.
C'est vers 16-17h00 que le fun commence, c'est-à-dire les parties de Volley-Ball. C'est le moment parfait pour échanger avec des gens de la place sans vraiment avoir à parler. C'est là qu'on peux voir que le coté compétitif de Sébastien est surpassé par son esprit d'équipe, quand il passe le ballon aux poches (lire : Moi, la belle Islandaise ou les enfants de moins de 12 ans) plutôt que d'assurer le point. De mon coté, compétitive ou juste énervée de jouer, j'ai mal aux bras et je continue à me pitcher partout dans le sable en lançant des "Shit" ou des "Outch" à chaque fois qu'on me laisse m'approcher du ballon et que je rate mon coup (lire : 4 coups sur 5). C'est souvent les autres équipes qui gagnent, mais on aime ça pareil.
Ensuite, vers 20h00, on se fait un bon gros souper qu'on mange trop tard et qu'on a de la misère à digérer quand on va se coucher.
Finalement, on se couche de plus en plus tard chaque soir, mais toujours avant minuit.
Aussi, à heure non-définie et parfois plus qu'une fois par jour, on s'mange des bonnes Paletas. Et quand on entend la cloche et que c'est le monsieur qui nous aime qui arrive avec son carrosse réfrigéré, on est encore plus content.

Je me demande bien de quoi demain sera fait, puisque notre deuxième dernière journée est maintenant terminée. C'est sûr que le fait qu'on vient de payer pour une autre nuit m'aide un peu à savoir de quoi sera rempli demain... Jamais deux sans trois, comme qu'Y disent là.

Bonne nuit !
xx

lundi 10 octobre 2011

Mensonge

Le dernier blogue est faux. Nous resterons à Puerto Escondido une nuit de plus !

Ma co-voyageuse s'occupe habituellement des relations publiques (PR) et moi du côté business. De plus, même si c'est elle qui a un bacc en psycho, ben c'est moi qui communique avec le subconscient des gens, le sujet étant le gérant de l'auberge dans ce cas-ci.

C'est que son subconscient offre la promotion ''Payez une semaine (7 nuits) et obtenez une nuit supplémentaire gratuite !'', mais son conscient ne le sait pas. Est-ce important ? Non. Alors moi, je communique avec son subconscient et on s'entend bien.

Alors demain sera notre deuxième dernière journée à Puerto Escondido. :)

Et ça veut dire plus de volley-ball pour moi !

saloute
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PS. Un végétarien dans un Hummer pollue moins qu'un mangeur de viande dans une Prius.

dimanche 9 octobre 2011

« Je chill intense ! »

Dodo la veille : À 'Puerto'

8 soirs à Puerto Escondido, c'est ce que ça va être après une nuit dans l'auto et sept à l'auberge (on a payé pour deux de plus que les cinq du départ). On y resterait pour toujours je crois.

Au fond, 'Puerto' nous hypnotise avec ses chaleurs qui empêchent de penser et nous incitent à s'étendre nonchalamment n'importe où. Lorsque le soleil est moins fort, il nous donne des bonbons comme du volley-ball, une rencontre, un bon repas, des 'paletas' ou des paysages à couper le souffle pour faire de nous ses esclaves. C'est ça, 'Puerto' utilise la technique des grands dirigeants de ce monde : « Fatigue-toi pour ne plus penser, pense comme je te dis et achète plus pour être heureux ». On essaie d'être productif et de prendre le dessus, mais il y a toujours plus, ce qui fait que, par exemple, nous quitterons sans même avoir ouvert nos livres d'espagnol une seule fois.

Nous y reviendrons, je crois, parce que chiller, on aime ben ça. :)

Être en costume de bain toute la journée, ça fait que :

- Ça ménage les bobettes
- Il se peut que ton pyjama soit humide lorsque tu vas te coucher si c'est ton costume de bain qui te sert de pyjama
- Ça facilite l'aération
- Tu peux t'essuyer dessus quand t'as les mains sales
- Tu peux entrer et sortir de la douche comme si rien n'était au milieu d'un déplacement
- Ça peut chauffer un peu à cause de la peau qui frotte
- Tu peux oublier d'enlever le contenu de tes poches avant d'aller te baigner
- T'as l'impression d'être en vacance à chaque minute
- Tu peux porter le même linge sans que ça devienne 'dégueu'
- T'as une excuse pour te promener torse nu puisque tu portes un costume de bain une pièce.
- Tu pognes un coup de soleil la première journée et t'apprends...
- Si jamais tu te décides à l'enlever pour quelques minutes (lorsque tu le rince avant d'aller te coucher parce qu'il y a trop de sable par exemple), t'as quand même l'air d'être en costume de bain à cause de la démarcation
- Tu te fous de te faire mouiller par la pluie du soir car tu la trouves rafraîchissante de toute façon
- Tu ne te poses pas question d'où vient le sable sur ton corps
- Tes cheveux gras passent pour des cheveux humides
- Il y a longtemps que du savon n'a pas touché ta peau
- L'odeur de tes flatulences voyage

saloute
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PS. « Quand t'en auras plus, t'auras manquer l'autobus. Usé comme tous tes gugusses, t'auras perdu tout ton temps... pour l'argent. » (-Les Respectables)

samedi 8 octobre 2011

Méta-blogue

Dodo la veille : En face de la plage Zicatela.

Les commentaires...

Il faut peser en bas du message, où c'est écrit « x commentaire ». Après ça, vous écrivez ce que vous voulez et nous, ça nous fait plaisir. Si vous avez essayé avant et que ça ne fonctionnait pas, sachez que le problème a été réglé.

Les photos...

Des nouvelles photos ont été ajoutées il y a quelque temps et d'autres suivront au fur et à mesure que notre aventure continue. Vous pouvez les voir défiler sur le coté et si vous cliquez sur les photos, vous accéderez à l'album afin de nous voir la binette en plus gros. Si ça vous intéresse de le savoir, il s'agit seulement de photos où nous apparaissons, question de faire gonfler nos égos respectifs. Tous droits réservés.

Les inscriptions...

Dans la section "Fan club", afin d'être aviser des nouvelles entrées. Entrez-y votre adresse courriel.

Les surprises...

On est tellement concept ! Les surprises, c'est exactement ce que je suis en train d'écrire en ce moment. C'est suite au droit que nous nous accordons de modifier ou ajouter quoi que ce soit dans un blogue déjà publié.

Les présentations tant qu'à faire...

Pour se présenter aux visiteurs de l'autre qui ne connaissent pas nécessairement l'autre hôte.

Bonjour gens de Sébastien. Je suis Geneviève-Anaïs, de Montréal. Dans ma tendre enfance, j'ai eu à résider dans une banlieue de Montréal, que nous ne nommerons pas pour l'instant, question de ne pas ternir l'opinion que vous pourriez vous former de moi. À l'école, on m'identifiait comme "la bolée", sans pour autant entrer dans le stéréotype. À propos de moi : je suis proportionnelle à ma taille (comprendre : je suis grande), yeux bruns, cheveux bruns et souriante. J'aime les piques-niques sur l'herbe, avoir de la musique qui joue dans mes oreilles, passer du temps à parler de tout et de rien et écouter des films de zombies. Je connais Sébastien depuis que nous nous sommes, par hasard, retrouvés à devoir cohabiter dans un petit appartement au Centre de l'univers.

Au plaisir !

Aux contacts de Geneviève-Anaïs, je me présente 'Bonjour moi c'est Sébastien' comme je l'aurais fait en face à face (pas de bise SVP). J'ai habité à Luskville, Québec, la majorité de mes jours et j'y mets toujours ma vie en boîte dans une pièce qui me sert d'entrepôt chez mes parents. Au secondaire, on se moquait de moi parce que, selon les dires, je donnais beaucoup d'amour à mes vaches imaginaires, Violette et Rosette. On me reconnaît à mes 5'10'' moins 1/4 avec un sourire dément, beaucoup de cheveux et seulement un sourcil. Je me crois souvent le centre de l'univers et j'ai l'impression que les gens se font des idées plus ou moins grandioses de ma personne, ce que j'appelle le mythe, et je m'en dissocie en m'identifiant simplement comme 'Sébastien'. Je pense connaître Geneviève-Anaïs depuis que je l'étiquette comme ma coloc.

saloute (ça, c'est ma signature)

mercredi 5 octobre 2011

Touffetouffe et Polluards [Part I]

Dodo la veille : Sous la tente dans l'enceinte de l'auberge Mondala en face de la plage Zicatela à Puerto Escondido.

Bonsoir.

Geneviève-Anaïs est en train de me couper les cheveux au moment même où j'écris ces mots. (C'est vraiment un blogue-réalité ou quoi ?)

Rester au même endroit quelques jours permet d'être productif et de faire du rattrapage sur notre liste de choses à faire.
En passant, j'ai fait mes étirements aujourd'hui. Youpi. 'Seules' contraintes, c'est que sur la plage, il est premièrement difficile de trouver un mur et (lorsque tu t'es trouvé une cache de lifeguard) lever les pieds plein de sable au dessus d'la tête n'est pas gagnant.

Mais rentrons immédiatement dans le vif du sujet qu'est la chevelure.
Mes beaux cheveux qui n'ont pas été coupés depuis le 3 janvier et qui gagnent en personnalités d'une lune à l'autre. Je les fais couper à la longueur des épaules, longueur finalement identifiée comme désirée par le chevelu. Alors Geneviève-Anaïs prend ses ciseaux (que j'appelle 'ciseaux à poils pubiens' depuis que je les ai vus traîner sur le bord du bain lorsqu'on habitait ensemble), elle tasse les extravagances de la touffe et ''clip-clip'' à peu près à' bonne longueur.

Ah, et là elle décide de les brosser afin de diminuer la marge d'erreur. Bonne idée ! Surtout qu'il fait noir...
C'est la quatrième fois (je pense) que Geneviève-Anaïs me coupe les cheveux et elle semble gagner en confiance chaque fois si on compare avec la première fois où le support moral de Charlotte était requis.

Comment ça s'passe au Mexique ? Pas si pire je dirais. Les avoir plus long a pu rendre les choses plus compliquées, mais nous n'avons pas fait tant de plage, ce qui implique du sel et du sable, bien que la vie ne se gêne pas pour s'y installer ici et là. Je me suis engagé dès le départ à les brosser chaque fois que je prenais une douche, engagement respecté jusqu'à maint'nant, que les douches soient 'espacées' d'aussi peu que trois jours jusqu'à autant que 10 jours. Ça évite la formation de dreads non désirés.

Les dreads, il faudra que je me dépêche à en ravoir bientôt car... Autre point à aborder sur mes cheveux, c'est officiel et évident à la vue : je deviens chauve, passez l'mot. J'ai 26 ans, l'âge à laquelle mon père a commencé à perdre ses cheveux et je semble suivre ses pas pour le moment.

Voilà, la coupe est terminée.

Ceci était Part I du blogue sur les cheveux. Il reste Part II venant de Geneviève-Anaïs qui se prépare une transformation côté chevelure. J'ai peur puisque j'agirai en tant que main-d'œuvre dans cette opération qui a d'ailleurs commencé aujourd'hui lorsque j'ai confectionné ma première couette de couleur à vie de A à Z... à suivre.

Je vais maintenant aller voir c'que ça' l'air dans l'miroir. Chow.

saloute
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PS. Plus tu te laves les cheveux, plus tu auras à les laver.

mardi 4 octobre 2011

À la plage

Dodo la veille : À Puerto Escondido, dans la voiture pour la première fois au Mexique.

Bonsoir.

Bienvenue dans le blog-réalité.
(Ah oui, voilà une chose dont je ne manque pas du Québec... les Occupation Double-merde qui recommence et le découragement à y lire les cotes d'écoute)

Deux mots : Puerto Escondido !

Nous y sommes arrivés hier soir juste à temps pour le couché de soleil sur le Pacifique, avons dormi dans la voiture et pris des décisions aujourd'hui.

On vient de payer pour de l'hébergement pour la première fois du voyage. À 5$ la nuit pour deux personnes dans une tente, nous nous sommes engagés auprès de l'auberge en face de la plage à rester 5 nuits. Un gros engagement...

Puerto Escondido, c'est beau et il y a peu d'autre à faire à part la plage. Le rythme de vie se résume à se lever tôt pour faire ce qui est à faire le matin avant de chercher l'ombre entre deux baignades l'après-midi et recommencer à fonctionner lorsque le soleil descend pour finalement regarder le couché de soleil. Et ça recommence.

De la tente, d'où j'ai internet, je dis...
Bonne nuit.

saloute
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PS. « Le monde est un livre et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page [ou même n'en voient que la couverture]. » (-Saint Augustin)

dimanche 2 octobre 2011

Made in Québec

Dodo la veille : Sur les foams de Luc et Louise.

Hey ! On CouchSurf chez une Québécoise depuis 3 jours et partiront demain après la 4e nuit, alors pourquoi ne pas parler du Québec car oui, le Québec nous suis partout où on va. « Québec ! », c'est d'où on vient et, par la suite, il faut peut-être l'identifier comme le territoire francophone du 'voisin' et souvent expliquer que c'est le 'pays' auquel on s'identifie et que blablabla. « Canada... », se dit avec les dents serrées, sauf avec la police et l'armée avec qui je crois qu'on s'est résigné à se proclamer citoyens canadiens comme notre passeport l'indique.

Sébastien :
Alors, après un mois au Mexique, quoi du Québec me revient en tête...

- Admirer les couleurs d'automne de l'Outaouais
- Assaisonner à peu près tout avec du sirop d'érable
- Lancer le Frisbee
- Pédaler pour me déplacer d'un endroit à l'autre
- Fouiller les poubelles derrière les fruiteries sur du Parc et y trouver des trésors
- Déguster les samosas à 50 cennes sur du Parc
- Courir les festivals et autres événements culturels à Montréal
- Manger la popote à maman
- Regarder le couché de soleil sur le Fleuve Saint-Laurent
- Savoir que la Gaspésie n'est pas loin
- Bruncher en groupe avec des crêpes sucrées
- Souper avec des crêpes-repas
- Partager des smoothies
- Sentir la culture du compostage revenir dans le quotidien des gens
- Avoir un presse-ail à porter de main
- Pouvoir démontrer mon support aux mouvements alternatifs
- Penser rejoindre les occupants de Wall street
- Chialer contre la télé, les médias, le monde de consommation et les politiciens contrôlés par les compagnies
- Garder un oeil sur le CH au cas qu'il se passe quelque chose d'intéressant
- Boire l'eau du robinet
- Découvrir des nouveaux artistes musicaux
- Vivre dans un environnement de groupe
- Rester à jour avec les sketch des Grandes Gueules
- Acheter des pommes du Québec
- Passer par le centre de l'univers
- Ajouter des amandes du marché Jean-Talon à mes recettes
- Comprendre les pancartes que je lis
- Dire « Bonjour ! », « Bon matin ! » et « Bonne nuit ! » aux gens qui m'entourent
- Visiter le physiothérapeute qui connaît tout sur le fonctionnement du corps humain
- Cuisiner du pop-corn maison ail-anis-beurre
- Recycler après avoir réduit et réutiliser

Voilà, c'était ma liste non exhaustive mais assez longue pour le moment. Tourlou.

saloute
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Geneviève-Anaïs :
Ouais, la québécoise, ça rappelle notre coin de pays, mais pour moi, c'est aussi parce que ça fait exactement 3 mois que je suis partie de Montréal que j'ai un petit moment de nostalgie.

Disons les vraies affaires, voici certaines choses dont je m'ennuie :

- Le 639
- Écouter CISM dans l'auto
- Voir, sentir et goûter le Marché Jean-Talon
- Écouter Survivor sous la couverture
- Manger mes toasts au Nutella du matin
- Aller au St-Hubert
- Le sirop d'érable
- Passer mes après-midis au travail
- Conduire sans être stressée
- Le confort de mon lit
- Écouter la musique trop forte dans mon appartement quand je suis toute seule
- Aller à la grande bibliothèque en vélo
- Les déjeuners crêpes
- La saison des petits fruits
- M'acheter des nouveaux CD s et les écouter à répétition pour apprendre les paroles par cœur
- Savoir que tout se passe à moins de 20 minutes de vélo
- Aller voir des shows
- Danser sur de la musique que je connais
- Partager souper et bouteille de vin
- Aller au Mont-Royal le dimanche
- Acheter et consommer trop de chocolat IKEA

Ça, c'est ce à quoi je pense pour l'instant. Sauf bien sûr les gens, à qui je pense tout le temps.

Bonne nuit !
xx

samedi 1 octobre 2011

Mercados

Dodo la veille : Dans la tente chez Marilou à Oaxaca.

Allo !

Le plan d'aujourd'hui, c'était d'aller aux ruines de Monte Alban parce que ce n'est pas trop loin de la ville et qu'on pourra ensuite revenir à temps pour aller au Marché. Le marché, ce n'est pas vraiment dans les plans d'habitude, ça fait simplement parti de la routine. Un essentiel de tous les jours pour bien manger pour pas cher et surtout pour voir de l'action, du réel. Mais aujourd'hui, c'était différent puisqu'en plus d'être le marché régulier, il y avait aussi 'Le grand marché du samedi'.

Alors voilà, en sortant de la voiture et en disant au revoir au bel Hongrois qu'on a ramassé sur le bord d'une ruine, on peut déjà voir qu'on s'en va dans l'action. Les gens, le bruit, l'ambiance. Exactement comme on aime. On rentre et PAF ! En veux-tu de la vie, en v'là. Mon mal de coeur (vive le mal des transports quand tu es en "Roadtrip") m'a vraiment donné un autre feeling de la chose, pas un mauvais, sauf peut-être au moment où j'ai eu la bouffée d'odeur de la viande crue, que je me suis retournée pour changer de place et que je suis tombée nez à nez avec les morceaux d'animaux morts accrochés au plafond et qu'en me retournant encore, j'ai été accostée par une des nombreuses madame qui voulait me vendre un bon petit sachet de criquets rôtis (Chapolinas, une spécialité de Oaxaca). J'avais hâte que mon mal de cœur s'en aille, pour que je puisse apprécier le moment. C'est ce qui m'a fait me rendre compte que quand je vais au marché, j'apprécie ce moment.

Les marchés au Mexique, ça sent les marchés du Mexique. On en a fait beaucoup (dans toutes les villes ?) et ça sent toujours la même chose. Ils sont presque tous divisés de la même façon, c'est-à-dire en section, selon leur spécialité, alors les odeurs changent en se promenant. Ma section préférée c'est celle des fruits et légumes (frutas y verduras), mais pour l'odeur, c'est peut-être la section 'restaurant', où les petites madames font cuire les plats de la journée comme elles le feraient à la maison, mais qu'elles serviront aux clients assis de l'autre coté du comptoir, entre un bol de salsa et un presse-orange pour faire du jus. Les autres sections sont : les viandes (carniceria), les poissons (pescaria), les fromages (queseria) ainsi que la section vrac, épices, etc. (vrac-épices-etceteria). Bien sûr, la plupart des marchés ont aussi une section non-alimentaire, où on peut trouver de tout, du fil à tricoter jusqu'aux pièces artisanales toutes montées, en passant par les vêtements, les piles, les DVDs copiés, les souliers, etc.

Et entre les sections, se trouvent les vendeurs ambulants. « A diez, A diez, platanos, a diez. » Ici, tout le monde cri les produits qu'il offre, mais les vendeurs ambulants le font peut-être un peu plus.

Les marchés au Mexique, c'est aussi le temps pour nous de sortir notre espagnol de fortune. « Cuanto cuesta el melon ? » « Y los tortillas, cuanto el kilo ? » « Yo quiero comprar queso, donde ?" « Siiii » « No bolsa por favor, no, no bolsa, no no, no bolsa, no » « Gracias »... Ça s'arrête pas mal là, même que j'en ai peut-être rajouté un peu, question d'avoir l'air cool.

Quoi d'autres ? Les couleurs, vives et partout. Sébastien qui cherche le moins cher, vivement et partout. Les produits, pas artificiellement polis comme chez nous, juste vrais et bons. Les découvertes de choses qu'on ne connait pas, comme les nopales, qui font maintenant parties de notre alimentation. Les bananes, qui viennent sous différentes formes et différentes sortes (Quoi ? Y'a pas juste des Chiquitas ?). Ah oui, il y a les avocats aussi. Les fameux avocats... On aime ça, en grande quantité (même des fois de façon exagérée...) !

C'est ça, mon Marché Jean-Talon a toujours sa place spéciale dans mon cœur, mais j'avoue qu'en ce moment, c'est un peu dur de s'en ennuyer.

Malgré que...

On se reparle bientôt.

Geneviève-Anaïs