mardi 1 novembre 2011

MexicoStory, Épisode 2

Dodo la veille : Au Tout inclus Gran Bahia Principe Tulum

MexicoStory ou Le blogue-réalité dans un monde irréel.

Aujourd’hui à MexicoStory :

Oh, la compétition est forte. Nos deux ‘Voyageurs’ ont commencé en force afin d’atteindre leur objectif. Pour l’instant, les deux participants sont sûrement à égalité, mais si la tendance se maintient, Seb devrait dépasser Gen dans son intégration dans le monde Tout inclus. Voici pourquoi :

La journée commence tôt, vers 6h30, sûrement suite au réveil à 5h30 la veille. Dans ce monde-ci, des habitudes ça se prend vite ! À cette heure, Gen prend le temps d’écrire les dernières péripéties pendant que Seb s’affère à nourrir les troupes pour un premier déjeuner en se rendant au Snack et en ramenant ses trouvailles à la chambre. Ensuite, nos ‘Voyageurs’ vont au Buffet où les attends un deuxième déjeuner qui, en terme de quantité de nourritures ingérées, pourrait facilement être compté comme 3e, 4e et 5e déjeuners.

Ensuite, c’est l’heure d’Internet. Seb et Gen, n’y ayant pas eu accès depuis plusieurs jours, sont fébriles à l’idée. Mais malheur ! La connexion ne fonctionne pas ! C’est là que Gen gagne ses premiers points. En effet, grâce à ses talents cachés de Tech-informatique, elle réussit à réparer la chose. Comment ? Elle seule le sait … Ou pas ! Enfin voilà, nos deux ‘Voyageurs’ passent un bon 2 heures dans le monde virtuel, ferme l’ordi vers 12h30 en se disant « Ouan, on sait où on passe le reste d’la semaine ! »

Mais non, il est maintenant passé midi et ça fait au moins 2 heures qu’ils n’ont pas mangé. Il faut remédier à la situation ! En passant au Buffet pour un premier dîner, Seb pousse son intégration à l’extrême en se prenant un bon Empanadas fromage et poulet grillé !! Bien sûr, on pourrait ajouter qu’il a pris soin de demander à la cuisinière si le-dit Empanadas contenait de la viande et qu’elle a répondu que c’était seulement au fromage (« Solo queso ») et qu’en s’en rendant compte Seb a tout de suite jeter le reste et est allé chicaner la cuisinière, mais c’est plus le fun de simplement dire qu’il a mangé de la viande.

Pour faire passer le méchant, nos deux ‘Voyageurs’ décident d’aller prendre leur deuxième dîner au Snack, où frites et pizzas les attendent. Gen veut passer par la plage, mais Seb est méfiant : « Tu capotes moi je ne passe pas par la plage, y’a des Mexicains !! » Mais, c’est ça MexicoStory, les participants doivent passer par de rudes épreuves ! Alors, prenant leur courage à deux mains, Seb et Gen se dirigent vers la mer. « Oh wow t’check, le petit muret est fait avec des roches pleines de fossiles de coquillages ! » « Bin non Gen, tu le sais bien que tout est faux ici ! » Dix secondes plus tard, la théorie de Seb est confirmée en voyant les fausses baleines placées dans la mer. « C’est quoi ça ? On dirait des grosses roches avec du plastique noir par-dessus. » « Bin non, c’est des fausses baleines. »

Au Snack, Gen se bourre la face dans les frites (« Bin quoi, j’essaie de remédier à mon problème de vêtements maintenant tous rendus trop grands ») pendant que Seb mange de la crème glacée. Oui oui, de la crème glacée. On voit que les principes partent vites dans le monde du Tout inclus. Après ‘viande’ et crème glacée, on peut facilement l’imaginer boire un p’tit Pina Colada en fumant une bonne smoke ! Vous voyez l’image ?

En tout cas, seulement le temps nous le dira.

Ensuite, Seb et Gen ont joué au Volley sur la plage pendant quelques heures, mais ont dû s’arrêter pour aller se pomponner avant d’aller au chic restaurant Japonais. Gen, oubliant la compétition, ne s’est pas lavé avec du savon et a mis un de ses chandails qui pu perpétuellement du d’sous d’bras. Pour se reprendre, elle a peigné ses cheveux et mis sa jupe fancy. Mais Seb, toujours aussi compétitif, a fait les choses en grands en se lavant les cheveux avec du shampoing. Prêts pour la grande classe, nos deux ‘Voyageurs’ sont allés au restaurant Japonais où, comme de bons utilisateurs du Tout inclus, ils ont chialés sur la qualité du repas. Pour finir, ils sont retournés au Buffet pour un deuxième souper, ont tenté d’aller voir le spectacle qui était trop plate et sont venus se coucher. Gen à 21h15 et Seb à 22h30.

Une autre bonne journée dans le Tout inclus.

Qui sait ce qui arrivera demain ?! Pour le savoir, revenez-nous demain pour le prochain épisode de MexicoStory !

lundi 31 octobre 2011

MexicoStory, Épisode 1

Dodo la veille : Sur le sable blanc de Tulum

MexicoStory ou Le blogue-réalité dans un monde irréel.

Le concept de la Blogue-Série :

Nos participants : Seb et Gen.

Les lieux : L’expérience se passe au Gran Bahia Principe Tulum, Riviera Maya Resort, un ‘Tout inclus’ 5 étoiles.

L’expérience : Nos ‘Voyageurs’ devront vivre pendant 7 jours, 24 heures sur 24, dans un hôtel tout inclus, entourés d’autres ‘Voyageurs’. Ils devront vivre comme eux, manger comme eux, s’amuser comme eux et finalement, on l’espère, penser comme eux. À noter que Gen a déjà une longueur d'avance sur Seb, peut-être par son désir de toujours plaire aux autres, mais surtout par le fait qu'elle a déjà vécu (et apprécié) l'expérience Tout inclus.

L’objectif : Nos ‘Voyageurs’ devront tenter de comprendre pourquoi les autres ‘Voyageurs’ décident de venir passer les vacances ici. Pour se faire, ils devront vivre comme les gens qui les entourent et profiter de l’expérience à fond.

Le prix : À la fin de la semaine, le ‘Voyageur’ qui aura le plus séduit les lecteurs, gagnera l’opportunité de dépenser son budget nécessaire pour les 8 mois de voyages restants afin de se payer un autre deux semaines dans un Tout inclus !

Aujourd’hui, à MexicoStory :

Après avoir dépenser 100 pesos pour dormir, la nuit précédente, sous les palmiers et sur le sable blanc de Tulum, nos ‘Voyageurs’ se dirige aujourd’hui vers le Tout inclus. C’est en arrivant dans l’enceinte du Resort, qui est plus grand que plusieurs des villages qu’ils ont visités auparavant, que Seb et Gen comprirent qu’ils auront du chemin à faire pour se fondre dans la masse. En effet, le valet qui attend habituellement les autres ‘Voyageurs’ à bras ouverts, hésite à laisser passer nos deux énergumènes. C’est peut-être l’arrivée dans un vieux bazou sale et rouillé, le look acquis après deux mois de vagabondages au Mexique, la pilosité abondante résultant du manque d’endroit et de temps pour prendre soin de leur apparence ou encore l’odeur émanant de leur corps après 6 jours sans douche, qui fait douter le bagagiste. Mais Ah-Ah, leur nom est sur la liste !

C’est à la réception que nos ‘Voyageurs’ se voient remettre le bracelet rose indiquant qu’ils font maintenant parties de l’élite qui a accès à ‘Tout’. En se dirigeant vers le Buffet, Gen se demande si le bracelet n’est pas relié à un système de repérage et ne leur enverra pas un choc électrique s’ils décident de sortir de l’enceinte du Resort. À leur arrivée au restaurant, tout n’est pas si facile, car Seb se voit alors refuser l’entrée puisqu’il ne porte ni soulier ni sandale. Première leçon : On peut se promener nu pieds 24 heures sur 24, partout dans le Resort, sauf quand vient le temps de manger au restaurant. La deuxième leçon liée au Buffet, où il y a un choix impressionnant de plats végétariens, de pain, de dessert et même une machine à crème glacée molle, est que quand tout est à volonté pendant une semaine, il n’est pas nécessaire de tout essayer au premier repas, et ce, en trop grande quantité. La troisième leçon viendra peut-être plus tard, lorsque le service, présentement plus que 5 étoiles, diminuera en qualité suite au manque de pourboire laissé par nos ‘Voyageurs’.

Après l’arrêt au Buffet, Seb et Gen ont enfin accès à leur chambre. Cygne en serviette sur le lit, papier de toilette placé fancy et mini-bar réfrigéré sont au rendez-vous. La première épreuve pour nos ‘Voyageurs’ est de se rendre plus présentable. Douche, dépilation (face et entre-sourcil d’un coté, jambes et d’sous d’bras de l’autre) et pétage de boutons. Ensuite, Seb retourne vers la réception pour se procurer une copie des activités de la semaine pendant que Gen expérimente l’extermination des insectes sur le Resort en passant dans le nuage de fumée laissé par le camion qui envoie de l’insecticide dans l’air pour aseptiser la bulle tous les soirs.

La première journée se termine par un ‘cours’ d’espagnol où on apprend l’alphabet et comment se commander une bière (Una cerveza por favor !), un autre arrêt au buffet, la surconsommation par Seb de drinks sans alcool, un ‘spectacle’ de couples qui se ridiculise sur la scène pour le plus grand divertissement des autres ‘Voyageurs’ et une bonne nuit dans un vrai lit.

Ouf ! Une journée bien chargée, surtout que le check-in était à 15h. Dans un endroit rempli d’autant d’attraits, on en arrive même à oublier de se préoccuper de la mer.

Revenez-nous demain, pour un autre épisode de MexicoStory !

dimanche 30 octobre 2011

Diagnostique : Dépression

Dodo la veille : Camping sur la plage de Tulum.

Pour faire suite à mon précédent blogue, c'est le diagnostique que la bachelière en psychologie m'a donné. « Tk, si t'es pas en dépression, ben t'es déprimant. »
Le problème étant identifié, il faut des solutions...

Hey, hier, on est arrivé à Tulum ! C'est la mer des Caraïbes. C'est notre retour à l'océan. L'Atlantique cette fois. Pis c'est beau. Pis calme. Wow, c'est comme marcher sur une carte postale.

Notre itinéraire de la dernière semaine a été fait en fonction de cette destination touristique depuis qu'on savait la date à laquelle la vraie mère de Geneviève-Anaïs arrivait pour nous payer visite.

Tulum hier soir, là où le soleil se couche une heure plus tôt puisqu'on a changé de fuseau horaire quelque part dans la journée. Hey oui, en plus, les journées raccourcissent ici aussi.

Devant se lever tôt parce qu'on n'était pas vraiment où on devait être, pourquoi ne pas profiter de l'occasion pour voir le lever du soleil en se levant encore plus tôt. Les nuages ont décidé de gâcher le rendez-vous, mais le melon d'eau était tout de même bon et surtout hydratant à 5h30 du matin.

Une surprise m'attendait sur le dessus de mon sac ce matin, ma montre que je n'avais pas vue depuis le temps où je trimbalais un portefeuille dans ma poche. Chaque fois que je pensais à mon portefeuille, je me disais qu'il était avec ma montre sans trop savoir où j'aurais bien pu les oublier. Cette découverte fût une belle surprise ce matin et, ajoutée à ma trouvaille de 70 pesos au milieu de mon sac l'autre jour, j'avais ainsi des signes que mon portefeuille était peut-être en route. Même si Geneviève-Anaïs a ri de moi hier dans le noir lorsque j'ai mis ma main au fond de mon sac en espérant y trouver l'objet perdu depuis trois semaines, je me lance et je cherche dans mon sac une autre fois, juste pour le fun et au risque de trop pousser le destin à me le ramener. Tadam !

Je saute de joie.

Mon permis de conduire en poche, je nous conduis à l'accès public de la plage sur laquelle on déjeune. L'objectif alimentaire des deux derniers jours a été de finir notre nourriture périssable puisqu'on n'en aura pas besoin pour la prochaine semaine.
Je rencontre deux Québécois qui ont campé sur place. Deux pères de famille en vacance pour dix jours et qui se promènent dans la péninsule à la recherche de moments mémorables. J'aime l'idée du compromis : des vacances courtes, mais dans le vrai monde ; voyager sur un budget, mais payer ce que ça coûte pour passer des belles vacances. Nous, où allons-nous rester ce soir ? :
« Non, pas ici. La famille s'en vient, alors le gros 'shack' a été loué. »

Je vais finalement me baigner avec Geneviève-Anaïs. L'eau est claire. C'est beau. C'est calme. L'eau est si douce. Je m'amuse dans l'eau. Je regarde autour et c'est paradisiaque.

On quitte Tulum vers le nord pour se rendre au kilomètre 251 en mangeant nos trois dernières mandarines et gardant la dernière orange pour la fin. On stresse pendant le déplacement, ne sachant pas trop sur quelle planète on atterrira.

Alors me voici, au Gran Bahia Principe Tulum, un tout-inclus 5 étoiles.
C'est l'Halloween, alors ma présence passe pour le moment parce qu'on pense que je suis déguisé... haha, c’est plutôt eux qui se demandent de quelle planète nous arrivons.
Wow, Sébastien à un tout-inclus ? Eh oui, réputation ou pas, mythe ou pas, c'est ici que je me laisserai gâter pour la prochaine semaine.
Pendant que partout sur la planète les insurgés occupent pour un monde plus viable, je mets les pieds dans cette bulle artificielle... Bin oui.
C'est une chance unique dont je voulais profiter lorsqu'elle se présenterait et c'est maintenant. Une expérience sociologique comme disait l'hôte à Oaxaca. Je vais pouvoir avoir tellement de réponses à tellement de questions.
Moi qui vit pour les expériences, je vais en vivre une autre ici. Et je compte la vivre à fond, toujours à la Sébastien.
Il ne me reste qu'à trouver comment je pourrai prendre avantage de la situation, monétairement parlant ou pas, surtout quand je ne consomme ni de viande ni d'alcool. Un tout-inclus, ça doit bien s'exploiter quelque part.
Fait important suite à un premier tour du buffet principal : je crois que je vais flancher le temps d'une semaine par rapport à ma zéro consommation de crème glacée en deux ans... c'est qu'il y a une machine à crème glacée molle libre-service, ce qui veut dire que je pourrais me faire mes propres cornets à ‘crème glacée molle ! Un rêve d'enfant.

L'objectif du premier jour déjà atteint : trouver des patates frites, du ketchup, d'la pizza, et savourer. J'ai trouvé plus...

Voilà, ma semaine de thérapie commence. C'est aussi aujourd'hui qu'arrivent ma nouvelle carte de crédit, ma nouvelle carte de débit ainsi que mon nouvel appareil photo, sans compter les autres surprises du Québec. Pas pire comme médication…

Restez brancher pour plus d'histoires...

saloute
..........................................................
PS.
« Attendre l'approbation de quelqu'un, c'est devenir son prisonnier.» (traduction libre de Lao Tsu)

mercredi 26 octobre 2011

Touffue tout flamme [Part II]

Dodo la veille : Camping au Parc National de Palenque

Bon, c’est fait !

Y’a deux mois, j’ai dit à Sébastien que je voulais qu’il me coupe les cheveux courts. J’avais une coupe en tête. Ça aura pris deux mois pour que la-dite coupe ne soit plus dans mais bien sur ma tête. Je pense qu’il y avait un peu de procrastination de ma part, trouvant toujours une excuse pour ne pas le faire et surtout ne le rappelant pas à Sébastien quand le temps y était opportun.

Pourquoi je voulais me couper les cheveux courts ? Parce qu’en temps normal j’aime mieux les avoir plus courts que plus longs et que là, comme je n’allais pas aller chez la coiffeuse, je me suis dit que je pourrais les couper vraiment courts. Ça serait fait pour un bon bout.

Voilà comment ça s’est déroulé. On s’est installé sous les derniers rayons de soleil de la journée, deux chaises, les ciseaux, un sac de plastique et un p’tit bâton de bois. Pourquoi le petit bout de bois ? Pour que Sébastien ait une référence de longueur à mettre à coté de chaque couette avant de couper. Son idée. Une chance que le but n’était pas de les avoir égal parce que je ne suis pas sûre que ça aurait été super efficace. Mais pour là, c’était une bonne idée.

On a pris une photo « Avant », je suis allée me faire deux petites tresses à conserver, j’ai attaché mon toupet, j’ai averti Sébastien que j’allais sûrement pleurer à la fin et clip clip, il a coupé. « Yo ! Donde mes cheveux ? » J’ai ensuite fait la finition devant le miroir, finition qui consistait à mettre le p’tit bâton sur les cheveux d’en avant et à couper comme Sébastien l’avait fait. Je voulais faire le devant pour que ce soit de ma faute si je trouvais ça laid.

Finalement, je ne trouve pas ça laid et je n’ai pas pleuré. J’ai même souris je pense.

:)

mardi 25 octobre 2011

J’t’à boutte !

Dodo la veille : À 6 par terre dans le salon pendant que les autres font le party bruyamment d’ l’autre bord du rideau.

Nonon, ce n’est pas Geneviève-Anaïs qui m’énerve, malgré ce que vous auriez pu penser. Elle se débrouille même plutôt bien de ce côté et sa présence m’est très positive.

Ce n’est pas la fin du monde non plus, simplement que tout est ‘dull’ à mes yeux.

C’est que depuis quelques temps, plusieurs détails me donne l’impression de ne pas être maître de mon présent. J’ai souvent l’impression de subir des événements qui sont créés par moi, mais non voulus. Y’a toujours un stress, un doute, une petite rage intérieure qui fait que grrrrrr, j’ai hâte de reprendre le dessus sur mon monde. Ce ne sont que des détails et ces détails peuvent même être entourés de beauté.

Mais… ‘me semble que ça fait beaucoup de détails. En partant de Puerto Escondido, je l’ai dit, c’était difficile de se remettre dans le beat du voyage. Et depuis ce temps, ça a aussi été mentionné sur le blogue plus ou moins subliminalement, je vis sans appareil photo ni portefeuille. Le premier ne fonctionne plus pour une conne raison et le deuxième a été perdu quelque part, un jour inconnu. Ma garantie prolongée n’agit pas comme je le voudrais et je ne sais pas quand je recevrai mon nouveau permis de conduire.

Malgré le manque d’enthousiasme à Tuxtla, la grande ville sans attrait et remplie de magasins, on a pu être productif techniquement.

Mais… l’autre jour, en arrivant à San Cristobal, un message m’attendait disant que j’avais oublié des choses à Tuxtla. C’est ben poche ça ! Il a donc fallu retourné sur nos pas pour aller chercher des accessoires que je n’avais pas été assez fin de ramasser parce que je n’ai pas fait un dernier tour avant de partir. Bravo.

Là, j’ai pu agir pour réparer mon erreur et on a continué notre journée telle que prévue. Je peux voir la lumière au bout du tunnel.

Mais… aujourd’hui, ok on part de San Cristobal vers Palenque et c’est 5h de route pour faire 200 km. Dans un premier temps, c’est difficile pour Geneviève-Anaïs et c’est de ma faute si elle doit subir ça puisque je n’ai pas mon permis de conduire. Deuxièmement, avec ces routes qui brassent l’estomac, je deviens un zombie en n’étant pas trop conscient de mon environnement. Rien pour aider mon état d’esprit.

Le dit boutte, c’est ce soir… En retournant à la voiture, j’ai vu qu’un pneu était à plat. :( Un autre détail qu’il faudra gérer à partir de demain.

Voilà, c’était le blogue dont il faudra se souvenir lorsque les péripéties couleront mieux.

Et hey, je suis au Mexique, je vais voir les ruines de Palenque dans la jungle demain, je dors dans la tente deux nuits de suite, je mange des avocats tous les jours et les étoiles sont magnifiques ce soir. Comment me plaindre ?

Mais… écrire ce blogue me remet dans le mood, pis en plus, tout est perçu avec un filtre négatif. À commencer par ce blogue qui ne vaut pas d’la ch’noutte. J’t’à boutte ! Peut-être que quand je pourrai prendre des photos de moi-même et/ou parlerai espagnol, le sourire dément me reviendra. :)

J’attends le temps. Il faut juste que mon cerveau se remette en marche et que je sois allumé. [Claquements de doigts.]
Me faut-il encore du repos ? Un tout-inclus peut-être ? On s’en reparle.
Tk, pour le moment, je vais aller manger mes émotions.

Bonne nuit.

saloute
………………………………………………..
PS. « A cyclist enjoys a level of fitness equivalent to 10 years younger than the rest of the population. »

Welcome

Dodo la veille : CouchSurfing là où y’avait trop d’bruit

[Textuellement…]

The Mexican army is enforcing
the permanent counter drug
campaign and the federal
fire arms and explosive law,
different part of the country.
This the reason we need to
check your vehicle and
baggage, in order to increase
your own security.

Thank you very much
and have a good trip.

[On m'a interdit de prendre la pancarte en photo, mais la retranscrire, ça c'était correct.]

dimanche 23 octobre 2011

Une belle journée d’automne

Dodo la veille : Dans un p’tit lit chez Eri, à San Cristobal de las Casas.

Oui, c’est toujours l’été à l’année, mais hier en finissant notre journée, on en a conclu que ça avait été une belle journée d’automne. Pourquoi d’automne ? Parce qu’à San Cristobal de las Casas, y fait froid. Ah non, pas juste froid, y fa’ frette ! C’est dans une chambre chez Eri, avec de la boucane qui sort de la bouche et les doigts gelés, que j’écris.

La journée a commencé chez Luis, à Tuxtla, Sébastien faisant des choses productives sur l’ordi et moi me plaignant dans le lit parce que je me sens malade. Un petit rhume, ça commence bien une journée d’automne. Après avoir bu mon thé cannelle et ail si gentiment préparé par notre hôte du moment, nous avons pris la route vers San Cristobal. On a pris la route payante (Cuota), ce qu’on fait très rarement, parce que c’était 45 minutes en ligne presque droite sur la route payante et 2h00 en zigzagant sur la route gratuite (Libre). 42 pesos et 45 minutes plus tard, on arrive à l'entrée de la ville où des vendeurs nous attendent sur la lumière rouge : « Yo ! Cuanto tes peanuts ? ». Le vendeur étant trop loin (ou était-ce la question le problème ?), on se dirige verson le Templo San Cristobal, qui se trouve juste en haut de la côte qui mène au Centro Historico. Un bon feeling dès notre sortie de l’auto. On nous avait dit que c’était une belle place et maintenant je peux dire que c’est vrai. Le feeling est bon, mais aussi un peu étrange. Ce n’est pas le Mexique qu’on connaît, mais ce n’est pas non plus comme les places touristiques qu’on a vues. Une belle ville bien entretenue, avec des rues piétonnes, des cafés, des restos, des magasins d’artisanats, etc. avec un marché du samedi rempli de ‘natifs’ qui nous offrent leurs produits pour pas cher. San Cristobal de las Casas, c’est une place qui donne le goût de simplement s’asseoir à quelque part et apprécier la vue des gens qui passent autour. C’est le genre de choses qu’on fait, surtout quand, en ouvrant le Lonely Planet en fin de journée, on se rend compte qu’on a déjà fait une bonne partie des choses à voir sans même le savoir. C’est une bonne chose parce qu’on aime bien quitter un endroit avec le sentiment satisfaisant d’avoir « tout » vu. Le seul problème à s’asseoir et ‘rien’ faire, c’est qu’on sent le froid, parce qu’on ne s’asseoit pas dans les restos ou les cafés, on s’asseoit dehors au milieu de l’action, dans le Zocalo ou un endroit comme ça. C’est dans ces places-là qu’on peut voir les joueurs de Marimba, les gens qui dansent, les cireurs de chaussures et les vendeurs ambulants. Le tout en savourant un bon repas froid préparé par nous ou une bonne gâterie telle des pains beurre de peanut-miel-banane. Et c’est aussi en restant dehors qu’on peut être témoin des choses anodines, comme le fait qu’à 20h30 tapant, les vendeurs ambulants installent, tous en même temps, leurs bâches devant l’église qui vient de fermer. Ainsi, ils peuvent nous offrir une variété de vêtements artisanaux bien adaptés au fait que les touristes, se pensant au Mexique, sont tous en train de se les gelés et sont plus que tentés par les ponchos, vestes de laine, foulards et tuques supposément fabriqués à la main. Même nous, voyageurs avertis, on s’est fait prendre au jeu. Mais ça va, il est 'chaud' dans sa nouvelle veste brune.

Une bonne journée qui se termine chez Eri, notre nouvelle hôte, qui accueille 7 CouchSurfeurs en même temps. Ça tombe bien parce que quand il fait aussi froid, ce n’est pas si dérangeant de devoir dormir à deux dans un lit simple !

Et là, je dois prendre mon courage à deux mains (gelées) et sortir des couvertures. J’enfilerai mon pantalon, ma veste, mon polar et mon foulard, le tout n’ayant pas beaucoup vu la lumière du jour depuis mon départ, et je regretterai sûrement de ne pas avoir apporté mes gants et ma tuque. Peut-être ferais-je un tour devant l’église ce soir, après 20h30…

Une bonne journée d’automne à vous aussi !
xx

samedi 22 octobre 2011

En déplacement...

Dodo la veille : CouchSurfing sur le plancher chez Luis à Tuxtla, 4 CouchSurfers dans une petite chambre alors que Luis dort avec son neveu.

Oh que wow !
Comme c'est difficile de se remettre dans le beat du voyage après ces deux semaines de sédentarisme.

Mazunte, d'autres plages, du CouchSurfing à un centre de yoga, une journée de yoga, des chats affamés, une plage nudiste, un crocodile, une tarentule, un scorpion, du camping, une bonne nuit dans la voiture au frais, dire bye au Pacifique pour le moment, deux vendeurs de bananes qui dorment au truckstop toutes les nuits dans leur hamac, changement d'état, les photos qui s'imposent, une soirée Marimba, un film gratuit, un musée, un monument, un après-midi à chiller dans le parc avec chacun notre iPod, des marchés pour acheter nos fruits et légumes, des repas pique-nique, du beurre de cacahuète vraiment local acheté des madames qui écaillaient les peanuts devant nous, un magasin 'AutoZone' pour acheter l'huile et le filtreur, un centre de service 'Sony' pour mon appareil photo, des beurrés de beurre d'arachides avec du miel, des déjeuner de gruau 'pimpé', un souper non satisfaisant au restaurant végétarien, la couette à Geneviève-Anaïs prise 3, magasinage d'hôtels au cas que ce ne soit pas cher, vérification des freins avant qu'il fasse noir, vérification du niveau d'huile, retirer de l'argent avec le moins de frais possible, mettre de l'essence, acheté du sel parce qu'on en manque, une douche froide, des dudes qui mettent des boîtes de carton sur le pare-brise en espérant recevoir du 'tip', ma brosse à cheveux qui casse, remplir mon agenda pendant que Geneviève-Anaïs lit, changer mon statut facebook, un ananas attendu depuis longtemps, écrire ce blogue.

On se retrouve à Tuxtla, la capitale du Chiapas, l'état du présent. C'est une ville sans attrait comme le disent tous les guides de voyage. Un grand centre commercial. Pour ajouter au comble, tout le centre-ville est en construction.

Demain, nous allons nous rendre à San Cristobal de Las Casas, un endroit qui vaut le détour selon plusieurs et nous nous sommes arrangés pour pouvoir y rester 4 nuits, alors espérons que l'esprit voyageur reviendra parmis nous.

Bonne nuit.

saloute
.....................................................................
PS. « Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde. » (-Gandhi)

lundi 17 octobre 2011

Nouveauté de la semaine

Dodo la veille : À la maison, pour la dernière fois... cette semaine.

La coriandre. En espagnol, cilantro (comme en anglais).

En danois, koriander, mais ce n'est pas si important à part le fait de souligner que nous avons rencontré deux Danois très divertissants qui nous ont aidé à bien remplir le bloc de la journée réservé à la socialisation (habituellement après souper).

Pour en revenir à la coriandre, nous en achetons maintenant chaque fois que nous allons au marché. Ce n'est pas cher et ça donne un goût délicieux à TOUS nos petits plats. Aussi, ça nous fait sentir plus Mexicains, alors on en met partout, tous les jours.

Quesadillas, salades, quesadillas, guacamoles, pâtes, quesadillas et guacamole, sandwichs, ainsi que dans les quesadillas.

saloute
........................................................
PS. Come on les filles, la 'diva cup' est tell'ment la solution qui révolutionnera votre façon de percevoir la protection féminine. www.divacup.com

samedi 15 octobre 2011

Mondala

Dodo la veille : À l’abri de la pluie.

Rester à l’auberge de jeunesse c’est :

Partager tout son espace (sauf peut-être son lit) avec des étrangers.
Arriver aux toilettes pour se rendre compte (encore) qu’il n’y a plus de papiers.
Devoir demander pour avoir du papier de toilette.
Espérer que la cuisine n’est pas occupée.
Attendre parce qu’elle est toujours occupée.
Écouter de la musique non choisie à tue-tête, toute la journée.
Avoir Internet dans la tente
Voir des nouveaux visages chaque jour.
Rencontrer des gens sympathiques.
Entendre les autres voyageurs parler de sujets intimes, tel que le fait d’avoir le « liquid baño ».
Entendre le voyageur en question se libérer de son « liquid baño ».

Rester trop longtemps à la même auberge de jeunesse ça fait que :

Tu n’as plus à demander pour le papier de toilette parce que la fille sait ce que tu veux quand tu te diriges vers elle.
Tu vois des gens revenir à l’auberge et te dire : « vous êtes encore là ?! »
Tu commences à te sentir responsable de la place.
Tu as perdu le compte des jours depuis ton arrivée.
Tu nommes le chat errant qui n’a pas de nom, Mazunte.
T’es même rendu à lui donner un surnom, Mazu ou Mazuzu.
Tu es trop gêné pour demander le nom de la fille qui travaille ici puisque ça fait deux semaines que tu lui parles à tous les jours.
Ton « propriétaire » ris de toi quand tu lui dis « on va payer pour une nuit de plus ».
Ta bouffe occupe plus d’espace dans le frigo que celle de tous les autres voyageurs mise ensemble.
Tu n’as pas besoin de sortir ton portefeuille pendant longtemps et tu finis par le perdre.
Tes choses prennent 3 terrains de camping plutôt qu’un seul.
Tu t’es bâti une bibliothèque avec des livres laissés derrière par les autres voyageurs.
Tu as une routine bien rodée.
Tu te sens coupable lorsque la bombonne de gaz pour la cuisinière est vidée.
T’appelles l’auberge la maison.
Tu te fais offrir une job à la fin du mois et tu trouves ça normal.

C'est ça, reste plus qu'à réussir à s'en aller. Souhaitez-nous bonne chance !

;)