samedi 18 février 2012

25 $

Dodo la veille : Pas chez Casa Alemania...

C'est environ ça que ça m'aurait coûté pour inviter mon ami Bruno à souper au St-Hubert, pour le remercier d'avoir réparer l'ordinateur. À la place, l'argent aura été donnée à un petit entrepreneur local qui nous parlait dans un anglais presque parfait.

Bien sûr, ça ne m'a pas donné le plaisir de passer du temps avec mon ami, ni la chance de manger un repas 4 filets « avec trois sauces fuitées s'il-vous-plait », mais aie, on a un ordi !!! Mieux 'greillé' qu'on s'attendait en plus. C'est fou ce qu'ils peuvent faire ces 'pirateurs'.

La seule chose qui manque, c'est le fichier 'Dépenses communes Roadtrip dans les Amériques', mais bon, tous les chiffres sont encore dans le petit cahier. Ah oui, un autre petit inconvénient c'est le fait que c'est une version arabe et que ça mêle tout le clavier et que word commence toujours à droite, mais bon, on s'habituera. On commencera pas à se plaindre ici, c'est pas notre genre... ;)

vendredi 17 février 2012

Gros colon

Dodo la veille : Avec le ventilateur pour éloigner les moustiques, et avec les moustiques le temps de la panne d'électricité.

T'as l'droit d'offrir c'que tu offres pour le prix que tu veux. T'as l'droit d'nous répéter qu'il y a du 'free wi-fi' que tu sembles valoriser comme si c'était l'hameçon à backpacker. T'as l'droit d'fournir la télévision avec câble, un réfrigérateur, le ventilateur au plafond et même l'air climatisé dans la chambre économique pour backpacker qui n'a de différence que l'apparence extérieure comme tu dis. C'est bien qu'il y ait une sécurité 24h, une piscine, un restaurant sur place pis un bar avec toutes les bières que tu veules. C'est aussi bien qu'on puisse utiliser la douche chaude ou se servir du bassin pour laver notre linge. Ah oui, y'a un service de lavage aussi, super. C'est vraiment beau votre spot sur la grande plage avec rien autour. Pis tant mieux si on peut boire l'eau du robinet même si on peut se servir directement de la machine en arrière du comptoir.

T'as l'droit d'questionner mon identité québécoise pis d'me dire qu'c'est dans la tête, tout comme t'as l'droit d'rejeter mes arguments lorsque j't'en offre. T'as l'droit d'penser qu'les gens t'aiment et c'est pourquoi que toutes tes chambres sont louées sauf la dernière moins luxueuse, mais avec les mêmes services, que tu laisses aux backpackers qui passent.

Enfin, oui, cher colon, t'as tous les droits de ne pas offrir le même marché que la gentille dame 48h auparavant en étant plus méfiant au sujet de la cuisine et en demandant un prix plus élevé pour la même chambre, soit 33% plus cher que ce à quoi nous nous attendions.

De notre côté, nous avons dormi ailleurs pour moins cher pendant deux nuits avant de finalement retourner chez vous en acceptant de payer légèrement plus en échange du p'tit luxe que nous pourrions bénéficier.Une cuisine, certainement. Une douche chaude, bien sûr. La plage, j'peux faire avec le manque d'ombre. L'eau, un plus. Une télé, pourquoi pas. Un réfrigérateur, j'vas mettre des choses dedans s'il est là. Le ventilateur, probablement. L'air climatisé, es-tu malade ? Le bassin pour laver notre linge, on est dû. Le 'free wi-fi', il faut un ordi et on n'en a pas La piscine, j'm'en sacre mais j'embarquerai pour dire qu'j'l'ai fait. Le restaurant, 'faut pas rêver. Le bar et toutes ses bières, jamais. La sécurité 24h, ça marche (-tu) pour les chiens et les coqs ?

Nous y étions, prêts à payer et à utiliser tout c'qu'on peut pour tirer avantage de notre passage chez vous, peut-être un 'resort' bas de gamme, on n'en sait rien.

Si le prix a changé pour être augmenté à ce qui équivaut au double de ce que nous payons en ville, je réponds : « Non merci. » Désolé d'avoir perdu ton temps, mais nous allons simplement chercher ailleurs pour quelque chose qui correspond mieux à notre budget. Nous comprenons que tu possèdes un bel endroit et que tu offres plus que le nécessaire, mais c'est trop pour nous et nous allons devoir nous en passer.

C'que t'as pas l'droit, mon gros colon, c'est d'passer ton agressivité sur nous, d'nous insulter pis d'nous sauter d'sus parce qu'on décide, poliment soit dit en passant, de ne pas prendre la chambre que tu nous offres au prix que tu demandes. C'que t'as pas l'droit non plus, c'est d'nous rester dans 'tête pis d'nous gruger d'l'énergie en nous ayant fait sentir rabaissés et poches, voire minables, parce que toi, t'as décidé qu't'étais l'incarnation de la vérité et que tu connaissais qui on est, d'où on vient, notre mode de vie, etc. Non, on va pas s'en r'tourner chez nous, pis non, on va pas dormir dans 'rue à soir. On va juste aller faire not' p'tit bonheur ailleurs. Merci d'avoir été si authentique avec nous parce que, comme ça, ça me fait plaisir de ne pas avoir contribué à ta prospérité pis de plutôt aller contribuer à l'économie locale en allant dormir dans un hôtel tenu par des gens de la place.

Grrrr. (Ça fait du bien.)

saloute
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PS. « Qui est celle qui a mal, qui est celle qui sourit. Quelle est l'originale et quelle est la copie. » (-A. Veille)

jeudi 16 février 2012

Mes bibittes

Dodo la veille : Hotel Coco Pando, Trujillo

En cette belle journée ensoleillée, c'est couchée bien au frais à l'ombre entre deux palmiers que j'écris ces quelques lignes. Avec la brise venant de la mer et le sable frais, je ne sens pas qu'il fait chaud. Et si jamais ça arrivait, j'aurais juste à aller me raffraîchir dans l'eau turquoise qui s'étend devant moi. C'est beau ici, personne ne pourrait dire le contraire. En plus, la plage est propre sans être touristique, ce qui est vraiment rare en Amérique Centrale.

Trujillo, c'est comme ça que s'appelle la petite ville tranquille au bout d'une route du Honduras. La mer serait calme parce que c'est dans une grande baie, mais en ce moment, le vent doux souffle vraiment fort alors il y a un peu de vagues.

Et moi, couchée sur la couverture orange, j'essaie de prendre conscience de ce qui m'entoure pour diminuer l'envie de me plaindre. Ça marche quand même pas pire malgré mon manque flagrant d'énergie.

Je suis encore malade, fièvre et mucho baño. La deuxième fois en un mois. Mais cette fois, je suis allée chez le médecin et elle m'a diagnostiquée (sans examen bien sûr) avec des parasites. Dommage, moi qui avait pensé pouvoir me vanter d'avoir la malaria. En tout cas, j'attends que les antibiotiques fassent effet et d'avoir le goût de recommencer à manger pour me remettre sur le piton. En attendant, je passe mon temps couchée dans le lit ou dehors quand Sébastien m'oblige à sortir de la chambre. À son plus grand désarroi, je réponds '' Bleh '' en faintant de vomir chaque fois qu'il me propose quelque chose pour m'aider. Mais bon, c'est déjà en train de passer et je devrais reprendre goût à la vie bien vite.

Encore une fois, j'ai été chanceuse dans ma malchance. En effet, ma maladie a décidé de me donner un 'break' de quatre jours, juste assez pour me donner le temps de faire ma certification de plongée Open Water. Oui-oui, je suis maintenant 'apte' à plonger seule avec un buddy jusqu'à 18 mètres de profondeur. Je m'étais sentie mal le jeudi, mais le vendredi, samedi, dimanche et lundi où on plongeait, j'étais assez en forme pour y aller. Par contre, j'ai raté les 'fun dives' du mardi, préférant baigner dans ma sueur fiévreuse que dans la mer des Caraïbes. En tout cas, ça se peut que si je n'avait pas été malade, je n'y serais pas allé quand même parce que mes quatres plongées ont été un peu affectées par un mal de dents qui me prend dès deux mètres de profondeur. Mais bon, après une visite chez le dentiste, j'aurai le droit de retourner plonger si la vie me redonne cette opportunité. Sans le mal de dent (et le stress qu'elle explose à la remontée), je pense que j'aimerais ça.

En attendant, on planifie notre sortie du Honduras qui devrait se faire dans quelques jours, le temps de se rendre à la frontière qui n'est pas si proche d'ici. Après ça ? Seul le temps nous le dira !

vendredi 10 février 2012

Je respire sous l'eau !

Dodo la veille : Dortoir privée au Parrots Dive Centre

Voici comment il faut faire : « Lentement, profondément et continuellement. »

Alors qu'ils nous font peur pendant les cours théoriques avec toutes les façons qu'on peut mourir sous l'eau, j'aime me rappeler des citations positives.

« Dès votre immersion dans le royaume où tout se voit, s'entend et se ressent différemment, vous découvrirez de nouvelles sensations. »
« L'équipement est devenu plus léger et maniable et vous vous sentez libre comme vous ne l'avez jamais été auparavant. Avec cette première respiration, la porte s'ouvre sur un monde différent. Pas un monde à part, mais différent.f»
« Vous pouvez y voir plus d'espèces différentes en dix minutes, qu'en dix heures dans la régions sauvage la plus intacte au dessus de l'eau. »
« Vous avez probablement vu des photos, la télévision ou des films de plongée, mais tant que vous ne l'avez pas fait vous-même, vous ne pouvez pas réellement comprendre ce que c'est. Il n'y a rien sur terre qui ressemble aux sensations que vous ressentez - l'émotion de respirer sous l'eau, la liberté de l'apesanteur, et les sons et lumières uniques. »

Je pourrai vérifier la véracité de ces dires lors de mes premières plongées en profondeur prévues dimanche à 12 mètres et lundi à 18 mètres suivies de deux 'fun dive' mardi. :)

saloute
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PS. Y'a pas une plage dans le monde qui est propre comme on peut l'imaginer si elle n'est pas nettoyer quotidiennement à cause de tous les déchets qui se retrouvent d'une façon ou d'une autre dans l'océan. Nos déchets.

mercredi 8 février 2012

Nouveau cahier

Dodo la veille : Hotel Bertha, Tela

Bonjour nouveau cahier, moi c'est Sébastien. Je t'écris comme j'ai l'habitude de le faire avec mes nouveaux cahiers et agendas qui viennent partager un bout de chemin avec moi. C'est surtout pour te préparer à ton utilisation et à me présenter. Sauf que cette fois-ci, je ne serai pas seul à t'utiliser : je te partagerai avec ma compagne de voyage,Geneviève-Anaïs. Tu sauras que c'est elle qui t'a choisit, le vert plutôt que le bleu, après que ton prix ait déterminé le format voulu. Je te regarde et je crois vraiment que tu peux être le cahier idéal pour remplir le rôle principal qu'on va te donner. Celui-ci sera de compiler nos souvenirs de voyage sous forme de billets blogues écrits à la main. Ça sonne bizarre, je sais, mais c'est dans le but de les retranscrire à l'ordinateur lorsqu'on en aura l'occasion parce que le portable que nous transportons nous a fait défaut la semaine passée. C'est triste, je sais. C'est fou comment on peut être vulnérable devant ces petites machines qui nous quittent sans prévenir quand on s'y attache trop. Sache que je n'ai pas pleurer en voyant l'écran bleu qui revenait en boucle et que, malgré la tristesse, je me suis rationalisé en revoyant ce que j'avais au lieu de focuser sur ce qui me manquait : j'ai toujours mon voyage et 5 mois de découvertes devant moi, la voiture a déjà roulé pour plus de la moitié du voyage et elle roule encore, le portable n'a pas été volé, j'ai tous mes autres objets de valeur, je suis en Amérique Centrale, j'ai la chaleur, j'ai une liberté et j'ai Geneviève-Anaïs comme compagne de voyage. Et maintenant, devine quoi, je t'ai, toi, le nouveau petit cahier vert dans lequel je pourrai développer par écrit des idées, des pensées, des récits de voyage, des anecdotes, etc. Le plus difficile sera certainement l'adaptation à ne pas pouvoir développer plusieurs paragraphes en même temps comme j'ai l'habitude de le faire, étant reconnue comme une personne éparpillée. Par exemple, je brûle de commencer mes deux prochains paragraphe parce que je connais déjà leur contenu et celui-ci tourne dans ma tête, mais je dois d'abord compléter ce paragraphe pour garder un peu d'ordre, mais là encore, je veux faire certain d'avoir épuiser ce que je voulais dire avant de passer à autre chose. Tk. L'autre difficulté concerne les corrections : Geneviève-Anaïs et moi avons l'habitude de se relire, mais là, il faudra vivre avec l'écriture (différente de 'Times New Roman') de l'autre et le manque d'espace, deux grandes différences avec le monde numérique auquel nous étions habitués. C'est ça.

Ce sera ainsi au moins jusqu'à ce qu'on fasse vérifier l'ordinateur pour voir si un professionnel peut y changer quelque chose. Non, on ne l'a pas encore amené chez le technicien pour une consultation. On est lent sur ce genre d'affaires-là. Je ne sais pas exactement c'est quoi ce genre d'affaires-là, mais tu seras d'accord avec moi pour classer ce cas dans la même catégorie que le changement d'huile qui doit être fait d'un kilomètre à l'autre depuis les 200 derniers. Tu seras également avec moi pour dire que le changement d'huile a priorité sur le diagnostique du portable, alors celui-ci attendra et c'est pourquoi tu as été invité à te joindre au voyage. Parlant de la voiture sans nom et de son bien-être, c'est le stress du moment à savoir comment elle se comportera la prochaine fois qu'on mettra le contact. Ne t'inquiète pas trop, elle survivra, mais elle aura peut-être besoin de réparations comme les deux dernières fois où on l'a laissée stationnée plusieurs jours sans même partir le moteur.

Cet après-midi, on a pris le bateau pour venir là où tout le monde vient, Utila. Je dis tout le monde, mais c'est surtout les backpackers et les amateurs de plongée sous-marine, alors que les touristes plus riches vont sur une autre île de la 'Bay Islands of Honduras', Roatan avec ses grands hôtels. Utila, supposément l'endroit le moins cher au monde pour être certifié PADI et où, comme peut-être toutes les îles en Amérique Centrale, c'est le touriste qui fait roulé l'île. Et ça se voit quand les promoteurs se jettent sur toi comme des bêtes pour tous t'offrir le même service dès que tu débarques du traversier. Ces gens, ce sont les beaux backpackers à la verve facile pour t'entourlouper, tsé ceux qui ont trop l'air cool. J'aime m'en tenir loin, mais ici c'en est plein, ce qui m'amène à le qualifier de monde faux. Tk, demain, je verrai l'eau et réaliserai peut-être pourquoi on parle tant positivement de cette île où on finit souvent par y rester plus longtemps que prévu.

Bonne nuit nouveau cahier, et bienvenue encore dans le voyage.

Et oui, je me suis servi de toi pour 'plugger' pleins d'infos +/- random.

saloute
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PS. « C'est pas qu'j'ai pas réussi, on attend juste pas 'même chose d'la vie. J'aimerais qu'tu m'dises que t'es heureux, toi aussi. » (-R. Pelland)


dimanche 5 février 2012

Cartes sur table

Dodo la veille : Cabana à Roli's place

Bonsoir.

Voici mon nouveau divertissement, écrire mes blogues sur papier. Ce qui ne sera pas facile puisque j'ai rarement l'habitude de compléter un paragraphe avant d'en commencer un autre. Mais bon, y faut c'qui faut, pis si ça apporte du plasir, ben tant mieux.

Ça, c'est après avoir bricoler une petite boîte de carton pour nos nouvelles cartes à jouer. Oui-oui, on a finalement trouvé des carts à jouer après en avoir cherchées depuis un bout de temps. Nos soirées pourront dorénavant être occupées avec un paquet de cartes entre Geneviève-Anaïs et moi alors qu'on jouera à Yanif (Jorge, que rico !), au Huit-countdown ou au Cribe sans planche, au risque de devoir gérer une nouvelle aventure le lendemain. C'est que la ville du matin où l'ordi a fait défaut, Geneviève-Anaïs et moi avons joué à fond aux Coeurs (Dame de pique) jusqu'à peut-être même le brûler, pauvre p'tit. Geneviève-Anaïs a ensuite dû nous confectionner un jeu de carte complet à partir des restants e paquets qui traînaient dans la bibliothèque à jeux. Aujourd'hui, se retrouvant sas cartes en quittant Omoa, on s'attendait au pire, mais non, c'est le contraire qui s'est produit lorsqu'on a trouvé des cartes à un prix qui m'a tenté à en acheter deux paquets. Comme quoi il faut garder espoir dans cette vie et surtout dans ce voyage.

Pourquoi nous emmerdons-nous tant ces temps-ci ? J'veux dire, c'est peut-être 'juste' le Honduras, mais on est quand même en Amérique Centrale, alors come on !

On se retrouve à Tela, une petite ville en bordure de la mer où les plages sont assez propres pour qu'on s'y baigne. Ce qui n'est pas top avec Tela, à pars de ne rien avoir qui nous intéresse autour, c'est qu'il n'y a pas d'auberge-backpacker. C'est vraiment un concept bizarre parce que où on reste ce soir, bien qu'économique, coûte plus cher que notre auberge des derniers jours parce que l'hôtel-posada offre soi-disant plus alors que pour nous, c'est largement moins lorsqu'il n'y a pas de cuisine à notre disponibilité. C'est définitivement deux services pour deux publics différents.

Ouin, c'est long écrire à la main. Je termine en restant dans la veine du divertissement. Le dernier divertissement de ce soir est de continuer de péter après avoir manger trop de produits laitiers (fromage avec quessadillas et yogourt avec granola) ces derniers jours et de voir la face découragée de Geneviève-Anaïs qui trouve quelque chose à dire (ou pas) chaque fois parce qu'elle doit passer la nuit dans le même 'cuarto'. Vaut mieux en rire qu'en pleurer. C'est ce qu'on fait.

Bonne nuit.

saloute
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PS.
« Shu rien qu'un personnage, une caricature, qui file à toute allure vers l'aventure. Ma vie, c't'une bande dessinée. » (-M. Deschamps))a

7 chanceux

Dodo la veille : Avec le scorpion, ou pas...

Ça aura pris 7 mois. 7 mois d'aventures, de découvertes, de petits bonheurs, de nouveaux visages de beaux paysages. 7 mois de route, de sourires, d'inconnu et de soleil. Ça aura pris 7 mois de voyage pour que je pogne mon premier down. D'accord, certains diront que c'est loin d'être le premier, mais je leur répondrai que oui, c'est le premier down de voyage. Je suis tannée. Pas tannée comme dans je veux m'en retourner, mais juste tannée. Mon mot des derniers temps c'est : Plate. Je trouve que tout est plate. '' Découvrir un nouveau marché ? '' Ah pas encore... '' La plus belle chute du Honduras ? '' Bof... '' Revoir la mer ? '' Ouin pis ?

Je ne suis plus émerveillée. En aurais-je trop vu ? Impossible. Mais quand même, ça prend quelqu chose de vraiment spécial pour m'enthousiasmer. Mes highs des derniers temps : faire faire mon lavage par une madame et avoir du linge qui sent bon, jouer aux cartes et donner à manger à des lapins. Wouhou ! Excitant non ? Je le sais que c'est juste un état d'esprit mais c'est plate comme état d'esprit.

J'ai envie de m'arrêter. Pas de retourner à Montréal mais de m'arrêter quelque part ici et de faire quelque chose. Genre gérer un Guesthouse au Panama ou autre. Avoir un projet. Faire de quoi. Trouver quelque chose où je me sentirais au bon endroit au bon moment. 'Fitter' à quelque part. Avoir l'impression que j'ai d'affaire là. Pas juste errer 2-3 jours dans différents hôtels dans différents villages.

Mais y'a le plan. Le bout de la route qui m'attend. Alors on se presse et on ne fait pas ce qu'on veut. Bien sûr on pourrait ne pas prendre un mois à chaque pays et y être depuis longtemps au bout de la route, mais on se dit que tant qu'à être là, vaut mieux en profiter. Mais est-ce qu'on en profite vraiment ? Moi sûrement pas puisque je trouve ça plate. Mais c'est tout le temps dur à changer des plans parce que si c'était ça le plan au départ, c'est qu'on pensait que c'était une bonne idée. Le vrai problème, c'est le 'deadline'. S'il n'y avait pas de fin, on ne serait pas pressés. Mais bon, j'ai des beaus sofas bleus à retrouver...

En tout cas, je n'écris pas pour me plaindre. Je suis consciente que l'expérience que je vis est spéciale et que je suis privilégiée, mais reste que ça devient la petite routine et que dans la vie, des fois, on est plus down.

Sur ce, je m'en vais jouer aux cartes et je vous souhaite une bonne soirée.

:)


vendredi 3 février 2012

La face cachée du blogue

Dodo la veille : Roli's place, the meeting point for backpackers, Omoa

Triste nouvelle : Ce matin, l'ordinateur ne s'est pas allumé, ce qui risque d'avoir un grand impact sur ce blogue qui sert de journal de voyage. Moins de nouvelles, moins fréquentes, moins longues, et moins à date. C'est plate, mais c'est ça.

Meilleure nouvelle (voyez le positif) : Cette triste nouvelle nous amènera à modifier nos habitudes dans ce voyage, ce qui tombe à point puisqu'on commençait à trouver le temps long et plate, alors peut-être qu'on recommencera à être stimulé.

jeudi 2 février 2012

« No parties at Roli's »

Dodo la veille : Camping au son des chutes Pulhupanzak

On a trouvé la mer hondurienne et une vraie auberge-backpacker. Y'a pleins de règles partout affichées par le propriétaire, Roli en personne. « Y'a l'air d'un hippie, mais y'é ben straight » comme dit le Québécois ici depuis deux semaines. De répondre Geneviève-Anaïs : « J'en connais un autre de même. » Je ne sais pas vraiment de qui elle veut parler, mais bon, j'avoue que c'est un peu comme ça que je gérerais mon auberge.

La cuisine à notre disposition, le coin compost tout près et les lapins qui courent dans le jardin compensent pour le scorpion trouvé par Geneviève-Anaïs dans la chambre. Pis pour ce qui est des règles qui peuvent sembler directes et froides, ça devrait être facile de s'y adapter puisqu'elles concordent avec nos habitudes et préférences d'une auberge. Au pire, ça nous divertit de les lire.

En voici quelques-unes :
- « If you like to light up a candle, please go to the small church next to the Fort. »
- « !!Yes!! Feel like home : dump the used paper in the bowl. »
- « No wet clothes in the dormitory, kitchen or anywhere else ! »
- « No more socializing after 10 pm ! »

« Not respecting these rules will result in problems with the short fused owner... »

saloute
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PS. [Silence...] (C'est bien de réfléchir...)

mercredi 1 février 2012

Let's Go Pulha !

Dodo la veille : CouchSurfing chez Jonatan à Santa Barbara

« The absolute highlight of this region is the Catarata de Pulhapanzak, a stunning, 43 metre high cascade of churning white waters on the Rio Lindo. Probably the prettiest waterfall in the country [...] To really get the most out of your visit, though, take advantage of the fantastic guided tours run by the on-site staff. They'll take you jumping or diving in and out of pools, ducking behind the falls - an experience not unlike being in a giant, powerful shower - and climbing in and out of the caves behind the curtain of water. It's not for the faint-hearted, but if you like adventure you'll be telling your friends about it for years to come. » (-Rough Guide)

C'est ça. (Pis y'a pas d'photo...)