mardi 17 avril 2012

Madera et Conception

Voilà deux prénoms maintenant doux à nos yeux, nos lèvres et nos oreilles. Ils ont occupé ces parties du corps (et plus !) pendant notre trop court séjour de 5 jours sur l'île d'Ometepe au Nicaragua. Là, Madera et Conception font partie du quotidien, que ce soit pour les monter, en faire le tour ou simplement les regarder à différentes heures du jour. Voici une photo les réunissant.

Maintenant, je vais vous présenter les autres prénoms qui ont contribué à épicer notre temps sur l'île.
El Zopilote : Une ferme/auberge intentionnellement minimaliste où, en l'absence d'internet, les visiteurs doivent passer du temps ensemble entre un passage à la toilette sèche et la réception pour acheter produits de la finca.
Gallo-Pinto : Communément connu sous 'rice and beans' et servi avec du plantain frit, du fromage et une salade, il pouvait se trouver chez un comedor pour la modique somme de 30 cordobas, ce qui incite à l'abus.
Oki : Le chien de la ferme où nous habitions. En chaleur, il a pris quelques clients en affection. [Humping.]
Christopher : Un Français en voyage depuis un an et demie et qui ne compte pas retourner. Il nous a donné des frissons quand il a raconté la péripétie où il s'est retrouvé avec un fusil pointé entre les yeux.
Monty : L'être rassembleur qui semble venir d'un autre monde jusqu'à en montrer des signes de défi. Aussi le prospect #1 d'Oki, le chien.
Alberto :
Monica :
Juan : Une boule d'énergie en provenance d'Uruguay. Nous avons réparé la couette de ce pétard latino.
Andres : Originaire du Costa Rica, il a finalement quitté l'île parce qu'il n'y avait pas de pot.
Justine : Vieille fille française en voyage depuis des lunes.
Verner : Monsieur italien qui boit en attendant que la fête commence.
Marie-France : Petite fille tout sourire qui aime jouer. Cette jeune entrepreneure québécoise sera notre prochain 'boss'.
Jenny : Plus pétillante qu'avant, elle s'est exclamée « This is faith » en nous revoyant après Dominical alors qu'elle avait conduit de l'Alberta avec ces copains.
Adrien : Un grand sage avec une énergie saine qui vient de sortir de Vipassana et qui n'a que ça dans la tête ces temps-ci.
Anne-Solène : Calme et délicate, elle est venue rejoindre Adrien pour 15 jours avant de retourner à son projet de saccoches en France.
Ryan : Le conteur d'histoires qui possède une ferme de marijuana aux États-Unis.
Meghan : Cousine de Ryan qui s'est avérée être la copine d'Andres.
Bryan : Le barbu qui voyage avec une belle fille qui monte les volcans à un bon rythme.
Timo : Kid hollandais qui habite l'île de Corozal depuis 5 ans car son père est pilote d'avion. Il a travaillé pendant 6 mois comme serveur pour se payer son voyage.
[????] : Kid de la Suède qui hésite présentement entre voyager plus ou commencer l'université.
Raza : Américain qui travaille dans le tourisme et habite présentement au Nicaragua pendant qu'il développe un voyage guidé pour des touristes.
Voilà, ils étaient tous là avant nous et sont tous partis un à un, sans compter les prénoms oubliés, à l'exception de nos vieux amis de Léon. Ce matin, nous avons dit un dernier au-revoir à Monica et Alberto qui ont la chance de rester plus longtemps pour travailler léger en échange d'un toit et de nourriture dans ce petit coin de paradis. Nous avons pris l'autobus pendant une heure, attendu le traversier pendant une heure avant d'y embarquer pendant une autre heure pour finalement retrouver la voiture sans-nom dans le stationnement surveillé. Bonne nouvelle, elle roule encore.

Je dis « à la prochaine Ometepe » parce que je crois bien que je vais te revoir un jour (Plus que Yavisa, ça c'est certain ;) au cours d'un autre voyage ou simplement en tant que destination parce que tu en vaux la peine.
saloute
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PS. « Alors grouillons, mangeons nos végétaux avant que ça rouille ! » (-AVM)

lundi 16 avril 2012

Soyons actifs et interactifs

Dodo la veille : Dans la tente á côté des fourmis.

« C'est lundi matin. Nos trois premiëres journées sur Ometepe ont chaque fois été remplie par une grande activité du jour. Rien á l'horaire pour aujourd'hui. La plupart des gens du groupe qui s'était formé á notre arrivée partent ou sont déjá partis, et nos amis espagnols commencent leur travail bénévole en échange d'hébergement et nourriture. C'est nuageux, alors je propose á Geneviëve-Anaïs de louer des vélos et d'aller faire le tour de Madera. Y m'semble que j'ai lu quelque part que c'était une trentaine de kilomëtres et que c'était quelque chose á faire. Elle accepte ! On se brosse les dents et on part. »

Suivez notre histoire en cliquant sur les icônes. Tout commence avec et ça continue en sens horaire.

C'est peut-être plus facile d'ouvrir la carte dans un nouvel onglet. Pour se faire, cliquez ici.


Voir Ballade á vélo autour de Madera en plus grand

Eh monsieur. C'est tu ça l'aventure ?

jeudi 12 avril 2012

Voyager responsablement


Dodo la veille : Peut-être pas la dernière nuit au Costa Rica

De retour au Nicaragua, nous nous sommes rendus directement á Ometepe, cette destination prisées des backpackeurs. L'auberge écologique El Zopilote était notre destination. En parcourant les nombreuses affiches qui décorent l'aire commune, mon oeil a été attiré par ces deux sites internet oú des paires de voyageurs tentent de créer des références ou des guides pour voyager plus responsablement.



Comme quoi certains voyageurs partent avec un objectif différent que d'atteindre le bout de la route dans une limite de temps... ;)

saloute
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PS.

mercredi 11 avril 2012

Jouer la game

Dodo la veille : CouchSurfing chez Linda à Playas del Coco

Vous connaissez le concept de Time-Sharing ? Nous, on ne connaissait pas avant aujourd'hui. Et pourquoi on connait ça maintenant, vous vous demandez ? Voici l'histoire :

Nous sommes présentement à Playas del Coco, où on CouchSurf chez une dame de 65 ans qui s'appelle Linda. Déjà, on vit dans un monde différent de ce à quoi on est habitué bnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn v (la preuve vient d'être écrite par Dos, le chat de Linda qui est couché sur la table de la cuisine qui, elle, est située devant le salon où l'écran plat nous transmet les plus récentes séries américaines). Disons simplement qu'il y a une grande communauté d'expatriés autour et qu'on a l'impression d'y baigner pour la première fois.

Hier, nous avons décidé d'aller visiter les plages des alentours (c'est ça qu'il y a à faire quand il n'y a rien à faire). Après s'être prélassés sur la Playa Ocotal et sur la Playa Hermosa pendant quelques heures, nous nous sommes dirigés vers la Playa Panamà, mais avant de s'y rendre, nous avons été arrêtés par un jeune homme qui faisait de la vente pour un hôtel. Dans son espagnol extrêmement rapide, il nous explique plus ou moins bien qu'il représente un 'resort' et il nous invite à aller assister à une présentation. Comme nous sommes résistants à l'idée, il essaie de nous amadouer par un dîner gratuit et des rabais pour l'hôtel. En entendant le mot almuerzo, Sébastien est prêt à assister à n'importe quoi, mais comme je suis résistante à aller faire perdre leur temps à des gens, je dis non. Tout de suite, le jeune représentant insiste à savoir pourquoi et je lui dis que nous ne sommes pas du type 'Tout-inclus' (ya right) et que nous ne serions pas vraiment des clients potentiels. Je lui dis que pour nous, ça serait plus comme un jeu. À notre plus grand étonnement, Nathanael continue à insister en nous disant de faire ça pour lui, car il gagnerait des points dans son travail. Finalement, puisque nous avions un autre engagement (aider notre hôte avec certaines tâches) et que la présentation prend 90 minutes, nous décidons de ne pas y aller, avec l'idée de peut-être revenir le lendemain. 

Alors nous voici ce matin avec du temps libre, puisque notre rencontre avec une autre madame propriétaire d'un hôtel à Playas del Coco n'a pas pris beaucoup de temps. Il est 11h00, le moment parfait pour une petite présentation suivie d'un dîner dans un Tout-Inclus. À ce moment, nous pensions encore qu'il s'agissait d'aller se faire vendre une semaine dans le sud. En arrivant, Nathanael nous explique les rêgles du jeu : Sébastien a 32 ans, j'en ai 31, nous sommes propriétaires d'une maison et si on nous demande nos documents d'identification, nous ne les avons pas sur nous. La seule chose qu'on transporte est la carte Visa Or de Sébastien, qui elle, est réelle. Ça y est, le jeu commence.

Après avoir déterminé nos années de naissance, nous rencontrons une dame qui prend nos informations. On répond selon les indications de Nathanael et à ces mensonges, s'ajoute le fait que nous faisons un salaire de plus de 40000$ par année. Nous signons les papiers comme quoi ces faits sont véridiques (...) et nous recontrons enfin notre vendeuse, Ana. Avec elle, nous sommes un peu plus ouverts et nous lui racontons notre RoadTrip. Ainsi, nous pouvons arrêter de mentir et être un peu plus 'nous'. C'est avec elle qu'on apprend dans quoi on s'est embarqué, soit une présentation pour acheter un Time-Share. Pour les non-initiés, voici la définition qu'en fait Wikipedia :
A timeshare is a form of ownership or right to the use of a property, or the term used to describe such properties. These properties are typically resort condominium units, in which multiple parties hold rights to use the property, and each sharer is allotted a period of time (typically one week, and almost always the same time every year) in which they may use the property. Units may be on a part-ownership or lease/"right to use" basis, in which the sharer holds no claim to ownership of the property.

La présentation a duré 2h00 plutôt que 90 minutes puisque Sébastien n'arrêtait pas de poser des questions. Au moment de savoir le prix et de connaître notre décision, quelque chose de confu s'est produit. Le boss est venu nous voir et nous a parlé de ses expériences antérieures de jeune bohème. Durant la conversation, il nous a peut-être demandé si nous étions intéressés à leur produit et nous avons peut-être dit non, mais ce n'est pas si clair. Ensuite, nous avons visité les villas et nous sommes revenus au bureau où un autre monsieur nous attendait pour faire l'évaluation de la vendeuse et finalement nous offrir un produit moins cher. Nous avons alors dit notre premier non (à notre avis) et ça en était terminé de la présentation. Le monsieur a alors fermé son cahier de façon sec et a chifonné son papier en disant qu'on pouvait partir, ce que nous avons fait après avoir dit au revoir à Ana qui rêvait maintenant de faire un RoadTrip. Ensuite, on s'est regardé tous confus et surtout déçus de ne pas savoir le prix du Time-Share auquel on a suposément dit non...

Que nous restait-il à faire ? Aller manger !! Oh le Tout-Inclus... que de bons souvenirs !! On s'avance dans le restaurant chic type buffet et on inspecte la bouffe. Oui, y'a des options pour nous, alors on mange en regardant la vue magnifique sur le Pacifique. Nous sommes tous deux bien contents, jusqu'à ce que Sébastien se mette à me menacer : « Tu sais que c'est le seul gros repas de la journée là ». Ensuite, j'ai cru bon de me bourrer la face comme si c'était mon dernier repas et de finir en me disant que je n'étais pas bonne dans les Tout-inclus parce que je ne sais pas m'arrêter. De son côté, Sébastien a fini en se plaignant que si ça avait été vraiment bon, il aurait mangé plus que 3 assiettes... Je l'ai laissé parlé en sachant bien, au fond de moi, que c'est parce qu'il n'y avait pas de machine à crème glacée qu'il était déçu. En tout cas, une chance que le restaurant fermait sinon on ne sait pas combien de cup-cakes j'aurais mangés.

Sur ce, je vais me coucher pour une dernière nuit dans le lit confo chez Linda Coco.

Bonne nuit !

mardi 10 avril 2012

Un combat de coqs

Avec vos commentateurs préférés, Genevieve-Anaïs et Sébastien.

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N'essayez pas ça á la maison, ce sont des professionnels.

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dimanche 8 avril 2012

Mon anniversaire


Dodo la veille : Dans notre nouvelle chambre privée chez Andrés

Tout a commencé quelque part au mois de janvier, alors que je me suis rendue compte que cette année encore, j'allais vieillir. Le problème, c'est que cette année je n'aurais pas la chance de partager cette journée avec mes amis ou ma famille. Bien sûr, j'aurais droit à la charmante compagnie de mon co-voyageur, mais pour une journée comme ça, ce n'est pas le meilleur compagnon. Alors donc, en janvier, j'entrepris une démarche de brainwash consistant à dire : « Ça pourrait être mon cadeau de fête » avec un air cute à chaques cossins ou à chaques activités que j'avais envie.

Peu convaincue de mon pouvoir sur le mental des autres, je suis arrivée en ce beau 8 avril un peu déprimée de savoir qu'il n'allait rien se passer. Par chance, cette année ma fête tombait le jour de Pâques et comme nous étions à Naranjo dans la famille d'Andrés, nous allions au moins pouvoir passer une journée en famille (et faire notre lavage du même coup).

On s'installe donc pour regarder un film avec les enfants et nous nous faisons offrir un sandwich délicieux que je mange en me disant que c'est une journée pas si pire finalement. Après avoir écouté Forest Gump (wow !) pour la enième fois, Sébastien et moi étions prêts à partir lorsqu'Andrés nous demande d'attendre le retour de son père. Ne comprenant pas trop pourquoi, nous nous rasseyions. Au retour de Carlos, je ne me rends compte de rien jusqu'à ce que le gâteau soit devant moi et qu'on me chante «compleanno feliz » en choeur. Yééé, c'est mon anniversaire pour vrai !! En plus, on m'offre du chocolat, comme si on me connaissait depuis toujours et savait ce que je voulais (pas que ce soit vraiment difficile à deviner comme cadeau...) ! Wow que ça me fait chaud au coeur, peu importe la raison pour laquelle c'est fait. C'est Facebook qui a vendu la mèche. Et en voyant l'information, ces gens qui me connaissent peu et qui en faisaient déjà beaucoup pour moi en me permettant de rester chez eux et de profiter de leur présence en cette fin de semaine sainte pour certains, ont décidés d'en faire un peu plus en suivant une tradition qui oui, peut sembler forcée et obligée, mais qui finalement a mis un vrai sourire sur mon visage en cette journée qui s'annonçait un peu triste.

Merci à Andrés, Carlos, Maria Del Mar, Adrian et Mariana.
(Et aussi Bonne fête à mon jumeau cosmique !)
xx

mercredi 4 avril 2012

On fait un vidéo !

Parce que c'est la mode et que c'est moins long qu'écrire un texte sur pas grand chose.


mardi 3 avril 2012

7 raisons de ne pas nourrir les singes

Dodo la veille : Auberge Pyramis, Dominical.

Lues sur une feuille à l'entrée du parc national Manuel-Antonio. Sur le document trouvé facilement en ligne, il y en a trois de plus, alors je me ravise. Voici 10 raisons de ne pas nourrir les singes.
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You might find feeding the monkeys (and other wild animals) to be a thrilling experience, but you are not doing the monkeys a favor. In fact, you are actually harming them. Here’s why:


1.Monkeys are highly susceptible to diseases from human hands. They can die from bacteria transferred off your hand that has no ill effect on you.
2.Migration to human-populated areas to be fed increases the risk of dog attacks and road accidents.
3.Irregular feeding leads to an aggressive behavior towards humans and other species.
4.Contrary to the stereotype, bananas are not the preferred food of monkeys in the wild. Bananas, especially those containing pesticides, can be upsetting to the monkeys’ delicate digestive system and cause serious dental problems that can lead to eventual death.
5.Feeding creates a dangerous dependency on humans that diminishes the monkeys’ survival abilities.
6.Feeding interferes with the monkeys’ natural habits and upsets the balance of their lifestyle centered on eating wild fruits, seeds, small animals, and insects.
7.Contact with humans facilitates poaching and the trade in illegal wildlife.
8.Pregnant females who are fed nothing but bananas during their pregnancy will not give birth to healthy infants. The babies will be malnourished, or never develop to term, and die before birth.
9.Monkeys need to travel an average of 17 kilometers each day to be in good physical condition. If they know that food is available in a particular location, they will not leave that area.
10.Not only do we pass on diseases to animals when we feed them by hand, but they can pass diseases to us as well.

The monkeys do not realize any of this. Now YOU do. Don’t facilitate the extinction of one of Nature’s most amazing creatures for your own pleasure or financial gain.
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Source : Eco Preservation Society

Bon, maintenant que nous sommes informés, nous pourrons commencer à en voir... nous sommes prêts et certifiés.

saloute
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PS. « Give a man a fish, you feed him for a day. Teach a man to fish, and you feed him for a lifetime » (-Chinese Proverb)

C'est gris par ici

C'est quand on n'a plus rien à dire qu'on parle de météo, non ?

Dominical, Costa Rica

dimanche 1 avril 2012

Horoscopes d'avril

Dodo la veille : Dans la tente sur la plage de Dominical

Geneviève-Anaïs :
« You will have a secret rendezvous with a representative of a large foreign corporation. The password will be… ''fling me a spicy burrito, Stanley''. Unfortunately you may have to say this to quite a few people before you find the rignt one. »*
Sébastien :
« Cooking dinner for someone you care about this month will help garner their trust, so you can take advantage of them. To the rest of the world, you are like a brine shrimp. Fun, but ultimately useless, and short lived. »*
* Source : Quepolandia