dimanche 20 mai 2012

La petite vie

Dodo la veille : Avec vue sur la télé

Ça, c'est ce que Sébastien veut que je fasse (écrire des blogs), mais moi, je préfère faire ça :


(S'il-vous-plaît, notez le « Bravo !! Vous n'avez aucune erreur. »)

Mais bon, comme je suis de même moi (je fais ce que les autres veulent que je fasse), me voici, écrivant une entrée blogue digne de passer dans les annales.

De quoi on parle quand on n'a rien à dire ? De météo ! Voici de quoi a eu l'air ce dimanche 20 mai à Antigua.


(S'il-vous-plaît, notez qu'il y a eu plusieurs fois de la pluie « débil ».)

On a quand même réussi à avoir une belle journée, qui a commencé par deux épisodes de Big Bang Theory et un déjeuner toasts-au-beurre-de-pean-bananes, ensuite une petite promenade vers le marché et dans la ville pour trouver d'autre beurre-de-pean naturel, suivie d'un melon d'eau sur la terrasse juste avant une autre 'shot' de pluie débile. Finalement, on a continué ça à l'intérieur avec la télé, l'ordi et le souper. Pis là, comme j'ai fini mon mots-croisés, j'écris ça.

C'est ça ! ;)

vendredi 18 mai 2012

La journée internationale des musées

Dodo la veille : Hotel Onvisa II, Antigua Guatemala, Guatémala

On savait déjà que la ville d'Antigua était un musée à ciel ouvert. Étant arrivé dans la pluie hier, on n'a pas pu voir grand chose à part les rues en cailloux, alors c'est ce matin que nous avons navigué les petites rues longées de bâtiments (ou ruines) historiques.

Quelle belle surprise qu'on a eue en entrant dans un musée près du parque central : « Ça coûte habituellement 40 quetzals, mais c'est gratuit aujourd'hui parce que c'est la journée internationale des musées » nous dit la madame. Cool, ça veut dire qu'on s'est rendu plus loin que la réception pour une fois. La dite madame du musée sur la première presse à imprimer au Guatémala nous a ensuite dit où se trouvait les quelques autres musées dans la ville.

Nous ne pouvions passer à côté de l'occasion de se faire quelques musées, ce qui a compromis le plan de retourner à l'auberge pour se faire à dîner après un déjeuner trop petit pour Geneviève-Anaïs qui, contrairement à moi, a l'appétit du matin. On s'est dirigé vers une série de musées regroupées dans l'enceinte des ruines d'une vieille église, Santo Domingo, qui abritent aussi maintenant un hôtel de luxe du même nom. Ce fût bien assez pour satisfaire notre intérêt.

Je peux dire que cette journée a fait du bien parce qu'il manque de pancartes en Amérique Centrale.

saloute
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PS. Une histoire de peur, c'est quand on lit sur Monsanto.


mardi 15 mai 2012

La saison des pluies

Dodo la veille : Ximena's Guest House, San Salvador, El Salvador

Cette fameuse saison des pluies, on sait qu'elle existe et qu'elle s'en vient, mais quand arrive-t-elle exactement ?

On a remarqué des changements ces derniers temps. Comme la condensation sur nos verres de smoothie pendant notre semaine au Costa Rica. Ou comme nos choco-bananos qui dégagent une buée quand on les regarde de près. Il fait aussi plus chaud que jamais pendant notre temps en Amérique Centrale à cause d'une différence, l'humidité. Celle-ci réduit également la visibilité, ce qui limite la beauté des paysages et la clarté des photos. Il me semble que les averses se font un peu plus fréquentes dernièrement.

« El 15 de mayo comiensa el hivierno» nous a dit Abraham, le gardien de nuit un peu spécial de l'auberge El Albergue à Léon.

Justement, le 15 mai... Aujourd'hui, à Juayua, nous avons fait notre chemin vers probablement le seul attrait dans le village à part le christo negro, une chute à 2km. Partis avec rien d'autre que 5$ et l'appareil photo #2 (il y a deux vols par année sur le sentier), ça n'a pas pris beaucoup de temps pour qu'on se fasse pogner par la grosse pluie. On a voulu continuer, ce qu'on a fait pendant un bout, mais on s'est résolu à tourner de bord quand on a commencé à avoir froid alors que la pluie empirait sans qu'on sache trop où on allait.

Trempés jusqu'aux os et les pieds dans l'eau, on est revenu sur nos pas. Avec un plan en tête, on est passé par l'épicerie où l'air climatisé nous a glacés d'un coup. Du yogourt et du lait froids en main, on est retourné à l'auberge le plus vite possible pour prendre une douche supposément chaude et se mettre du linge chaud. On s'est ensuite gâté d'un chocolat chaud avant de s'installer devant un film réconfortant dans nos sacs de couchage pour le reste de l'après-midi.

Voilà, c'était notre histoire pour dire que, pour nous, la saison des pluies est belle et bien commencée.

saloute
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PS. Les étoiles, ce sont l'ensemble des moments présents.

dimanche 13 mai 2012

La ville est un marché

Dodo la veille : Dans la tente à l''auberge' Brisas del Mar, El Tunco, El Salvador

Notre arrivée à San Salvador, la capitale du El Salvador, est venue confirmée le 'feeling' que nous avions depuis quelques jours, soit le fait qu'on est bel et bien revenu en Amérique Centrale. Pourquoi on dit ça ? Parce qu'au Panama, au Costa Rica et même au Nicaragua, tout est plus beau, plus propre, plus chic, alors on se sent un peu plus comme chez nous. Mais l'Amérique Centrale pour nous, c'est autre chose.

D'abord, le premier « Rebienvenue en Amérique Centrale », s'est dit mardi dernier, alors que nous devions traverser le Honduras pour se rendre au El Salvador. L'état des routes (piteux) nous a tout de suite remis dans l'ambiance du 'vrai monde'. Après quelques heures de mauvaises routes, alors que nous étions enfin à un seul petit kilomètre de la frontière entre le Honduras et le El Salvador, nous avons dû 'briber' un policier. Là aussi, on s'est senti en Amérique Centrale, malgré qu'on n'a jamais eu besoin de sortir d'argent avant cette journée.

Arrivés au El Salvador, nous avons tout de suite revu quelque chose qui nous manquait énormément, soit les fameux 'Topes' (dos-d'ânes) (qui s'appelle ici des Tumulo). Sans avoir vraiment remarqué si les limites de vitesse faisaient du sens ou non (il en font au Nica-Costa-Panama), nous avons recommencé à être surpris par des 'topes' sortis de nulle-part.  Ah l'Amérique Centrale !
Notre premier arrêt au El Salvador s'est fait à San Miguel, une ville de fous, bruyante et sale. C'était un bon endroit pour nous mettre dans l'ambiance, parce que dès le lendemain, nous en avons traversés plusieurs autres du même genre. Dans ces villes, la partie la plus chaotique (et ma partie préférée) se trouve presque toujours autour du Mercado. Comme ils sont plutôt de type extérieur au El Salvador, on peut circuler allègrement sous les fameux toits en bâche de plastique ou en tôle, retenus par des bouts de cordes toujours placés à la hauteur des yeux pour les grands Nord-Américains que nous sommes. Là, les kiosques de fortunes où l'on peut trouver de tout (des bracelets de montres aux produits nettoyants en passant par les fruits, les légumes et les brassières à 1$), empiètent les uns sur les autres. Devant chacun d'entre-eux se trouve une personne qui doit crier plus fort que son voisin pour essayer de vendre son produit, qui se trouve également dans les 12 kiosques avoisinants. Que ce soit les « Camisas a 3 dollares », les « Cinco bananos por coras (25 cennes) » ou les « bobettas (ok, peut-être que ce n'est pas comme ça que ça se dit des bobettes) grandes », tout le monde crie et personne ne semble acheter. Une des raisons pourquoi les vendeurs doivent crier, c'est peut-être parce qu'il y a toujours un kiosque ou un magasin qui sort ses gros hauts-parleurs et nous permet d'entendre les 'hits' du moment (dont I'm sexy and I know it et Nossa Nossa). Alors que notre ouïe est sur-stimulée, notre odorat lui, devient confu par l'odeur de la viande cru qui pend au dessus des légumes se mélangeant avec l'odeur des bons tortillas fait à la main qui cuisent devant nous. Ça, c'est vraiment l'Amérique Centrale ! 

Et aujourd'hui, en visitant la partie 'Centro Historico' de San Salvador, toutes ces particularités liées aux marchés d'Amérique Centrale ont culminé pour créer la version 'Capitale Nationale'. Dans cette version, il n'y a pas de secteur 'marché' bien défini, mais plutôt une multitude de kiosques qui finissent par couvrir le quartier au complet. Dans ce quartier qui se dit historique, il y a tellement de kiosques que les monuments passent inaperçus ou sont complètement dissimulés derrière ce labyrinthe de brics et de bracs.

vendredi 11 mai 2012

Mes premiers pupusas

Dodo la veille : Chambre privée avec A/C, Hotel Royal King, Zacatecoluca, El Salvador

Nous sommes arrivés à Playa El Tunco aujourd'hui, un endroit qu'on aurait probablement manqué si Katerine Denoncourt ne nous en avait pas parlé. En arrivant, je me suis dit « enfin un endroit qu'on devait visiter » après avoir passé les trois premiers jours au El Salvador avec l'esprit perdu. Sous le poids de la chaleur, on a visité la plupart des établissements qui offrent de l'hébergement près de cette belle plage de surf avant d'opter pour l'option qui allait d'elle-même.

Brisas del Mar, c'est l'option rustique d'El Tunco qui ressemble à presque toutes les options qu'on peut trouver sur les autres plages, moins touristiques et destinés aux visiteurs locaux. Le monsieur, Alegrio de son prénom, a accepté qu'on monte notre tente sur la terrasse pour moins cher au lieu d'utiliser la chambre qui ressemble à une cellule de prison. Il aurait pu nous aménager une mini-cuisine en échange d'un léger frais, mais nous avons décliner l'offre en raison de nos plans d'aller manger des pupusas plus tard. Lecture et artisanat pour se détendre ont suivi la baignade tant attendue pour se rafraîchir et décompresser.

Nous ne sommes pas les seuls qui avons choisi l'option rustique. Colleen et Mark, des Californiens partis à la voile (voici leur blogue), y sont depuis une semaine sur un total de quatre qu'ils ont modestement payées. Ils profitent de la vie dans le chez-soi qu'ils se sont créés avec leur grande chambre qui abrite leur mini-cuisine. Après quelques sourires échangés ici et là, j'ai sauté sur le premier prétexte indirect pour leur parler, ce qui a commencé une conversation qui a continué jusqu'à la noirceur et l'arrivée de la pluie qui se faisait sentir depuis longtemps.

En présence de la forte pluie, j'ai bien vu que mes premiers pupusas ne seraient pas de tout repos. Il a d'abord fallu attendre que la pluie diminue pour aller chercher nos imperméables cachés dans nos sac au fond du char sans-nom. Il a fallu courir plus d'un endroit pour trouver quelqu'un qui acceptait de nous cuisiner des pupusas. Nous en avons commandés 6 en s'installant pour regarder la dame s'exécuter. Miam, ça avait l'air délicieux et j'avais l'impression de déjà connaître le goût que forme le mélange si naturel de ces trois ingrédients, masa, frijol y queso. Dès qu'elle a déposé notre commande sous le nez, nous en avons demandés 4 de plus sans hésiter. C'était maintenant le temps de déguster, mais ouch, beaucoup trop chaud. Je me suis empressé de trouver une technique pour que ça refroidisse plus vite. Depuis le temps que j'attendais de manger des pupusas dont tout le monde parlait. « Probablement le meilleur de la bouffe centro-américaine. » Fini l'attente. Un mot, wow. Chaque bouchée fût un délice. Je comprends maintenant pourquoi tout le monde en parle et la facilité d'exportation. Un met si simple : un tortilla fourré avec ce que tu veux (comme une pizza-pochette, mais à base de maïs).

On a quitté le comedor entre deux averses pour aller marcher jusqu'au bout de la rue et ainsi digérer un peu en regardant le spectacle d'éclairs. Il fallait trouver de la place pour une choco-banano des grandes occasions. C'est que dans l'attente des pupusas, nous avions vu un gamin arriver avec une choco-banano des plus pimpées. Lorsqu'il était reparti, Geneviève-Anaïs avait gardé un oeil sur sa destination. C'est à cette porte que nous nous apprêtions à aller cogner. « Choco-banano con mani ! » qu'a lancé le monsieur allongé dans son hamac pour confirmer ce que nous avons demandé sans trop d'assurance. On parle de grandes ligues ici tellement y'a de peanuts, mesdames et messieurs, jusqu'à même goûter comme les cornets emballés dans les dépanneurs de chez nous (Drumstick). C'est avec ça en bouche que nous sommes entrés le coeur léger et l'estomac lourd.

Voilà. Quelques parties de carte nous mènent à l'heure du dodo qui vient vite lorsqu'il n'y a pas d'électricité. Oups, c'est plus rustique qu'on pensait. Tk, ça donne le temps de penser et ça me mène à décider que je mangerai des pupusas chaque jour où je me réveillerai au El Salvador. Ça s'appelle vivre le moment présent pendant qu'il dure.

Bonne nuit.

saloute
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PS. Manger des bonbons pour déjeûner, ce n'est pas si bon. Comme toutes les 'céréales' commerciales...

mardi 8 mai 2012

Blogue-note

Dodo la veille : Une autre dernière nuit á Léon.

Réveil à 5h45 – départ à 7h. Gros déjeuner qui n'entre pas.

Frontière 1 : de 8h50 à 9h50
Ça passe comme dans du beurre.

Honduras
Retour sur les routes laides.
On a trop de cash, alors on le dépense... on met du gaz.
Pot-de-vin au policier 1km avant frontière 2. Les fameux triangulos.
15$ au lieu de l'amende de 30$... on a encouragé la corruption.
Plein de dépense, mais 0 jour au Honduras... ça va faire mal au budget du pays.
Permis le plus cher de l'Amérique Centrale... seulement utilisé 3h.

Frontière 2 : de 12h30 à 15h30
Zone de guerre du côté Honduras.
Échangé notre surplus d'argent... négocié un peu.
Heure du dîner = moins de monde qui travaille... on passe et ils vont faire nos papiers plus tard.
Au El Salvador on donne nos papiers et on attend.

Journée en générale : sensation malade, besoin de faire pipi, le char roule bien (total de 300km aujourd'hui), l'insecticide naturel coule et sent partout dans le char.

San Miguel
On choisit le premier hôtel visité car il fitte dans nos prix et pour avoir le temps de voir ce qu'il y a à voir pour que demain, on puisse juste partir.
Marché. Visité le nouveau parque central qui ouvrira la semaine prochaine. Nous sommes les premiers touristes. Le monsieur veut qu'on lui envoie nos photos.
Souper à la chambre. Regardé Big Bang.
Retour aux chambres privées. Y'a pas d'auberge. Toilette privée. TV avec câble.

Bonne nuit.

saloute
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PS.« We all make choices, but in the end our choices make us. » (-Ken Levine)

lundi 7 mai 2012

No Soy Gringo

Dodo la veille : En se bouchant les oreilles pour ne pas devenir fou en entendant les moustiques voler autour de nous.

Confession : on n'a pas bougé et on prévoit traverser deux frontières demain.
Ben quoi, y'a qu'les fous qui ne changent pas d'idée, non ?
Ouin, mais là, je disais qu'on n'était pas assez fou pour se faire deux frontières en une journée, alors devenons-nous fous en prouvant qu'on ne l'est pas ?
Geneviève-Anaïs dit qu'un fou qui sait qu'il est fou est moins fou qu'un fou qui ne sait pas qu'il est fou.
Sébastien dit qu'un fou avoué est un fou à moitié pardonné.

Qu'est-ce qui nous a gardé ici ?
Peut-être que c'est l'heureuse surprise de recevoir chacun un chandail de l'auberge pour nous remercier de 'toujours' y revenir. Aucune idée d'où cet acte de gentillesse est sorti, mais on l'a pris avec plaisir, même si Geneviève-Anaïs aurait préféré celui qui disait 'No Soy Gringo' de la couleur vert-lime. Youpidou, du linge neuf !
Probablement parce qu'il faillait attendre que les magasins ouvrent pour aller en faire le tour et enquêter sur la disparition de mes lunettes. Je les portais vendredi en arrivant à Leon, et c'est quand j'en aurais eu besoin dimanche que j'ai allumé que je ne me souvenais pas de les avoir rangées. Oupsi. Bonne nouvelle : on les a trouvées.
Probablement aussi parce qu'on voulait aller s'acheter plus de fil pour faire de l'artisanat parce que Geneviève-Anaïs trouvait qu'il manquait de couleur neutre. C'est justement dans cette shop de hippie-gringos qu'on a trouvé mes lunettes. Je les avais laissées là vendredi quand on est allé s'équiper de boules de fil pour subvenir aux besoins d'apprendre pour notre nouvelle carrière. Nous pouvons maintenant pratiquer et je mets beaucoup d'espoir en Geneviève-Anaïs pour nous en faire vivre.
Ou peut-être que je voulais juste retourner au marché près de l'auberge, passer devant le même premier kiosque et me faire appeler 'mi amor'. On n'y a jamais rien acheté, je ne comprends pas tout ce que la madame dit à part énumérer ce qu'elle pourrait m'offrir, mais je ne peux m'empêcher de sourire en coin lorsque j'entends ces mots venant d'une étrangère.

En gros, peu importe la cause, la raison est qu'il s'est fait tard avant qu'on puisse partir (il a fallu attendre pour les panqueques...), alors on a jugé mieux (surtout moi, le grand stressé) de prendre une autre journée ici à Leon. Ce fût loin d'être « une journée perdue » comme dirait l'autre parce qu'on a quand même pu 1-savourer une choco-banano (mon truc pour calmer l'autre en question), 2-magasiner et s'acheter plus de linge pour le retour, 3-finalement imprimer et envoyer nos cartes postales, 4-se gaver de mangues achetées à la douzaine et 5-déguster notre deuxième gallo pinto maison avec des quessadillas et du brocoli à côte (pareil comme hier sauf que hier c'était le premier).

C'est ça. El Salvador, on s'en vient !

saloute
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PS. Je pense qu'un grand voyage, ça se fait à vélo.

dimanche 6 mai 2012

Histoire d'une princesse


Dodo la veille : En se sentant comme chez soi, Auberge El Albergue, Leon.

Hier matin, après avoir demandé et mangé les fameuses 'panqueques' de l'auberge, nous avons 'checké-out'. Des CouchSurfers (connus par l'entremise d'une autre hôte et non par le site Internet) avaient acceptés de nous héberger pour les nuits de samedi et dimanche et nous attendaient vers 15h00. En attendant le rendez-vous, nous avons continuer d'apprécier la belle ville coloniale de Leon, où il n'y a pas grand chose à voir, mais où on s'y sent bien.

Vers 14h20, nous étions devant la maison des CouchSurfers et, contrairement à nos attentes, la porte était ouverte. Nous nous sommes donc aventurés à l'intérieur. Un jeune homme à l'air sympathique nous a accueilli en nous disant, avant de nous montrer l'endroit : « On habite présentement avec 10 chiens, 3 chats, 2 lapins, un coq et 2 poules. Voulez-vous restez avec nous ? Si oui, nous devons nettoyer la chambre et monter la base de lit. » Prêts à vivre l'expérience jusqu'au bout, nous avons bien sûr dit oui.

C'est là qu'on nous a amené vers la pièce qui nous servirait de chambre. Elle donne sur l'extérieur, sans porte ni fenêtre, le plancher plein de poussière et surtout d'excréments de toutes sortes d'animaux. Là, si la question m'avait été reposée, j'aurais peut-être dit que j'allais passer mon tour pour dormir ici. Mais en voyant le gars s'affèrer à tout nettoyer et à monter la base de lit, je me suis sentie trop mal pour mentionner quoi que ce soit, alors j'ai plutôt offert mon aide et attaqué le plancher. Une vingtaine de minutes plus tard, le plancher est propre et le lit prêt à nous recevoir. Le seul hic, c'est que j'avais déjà les larmes aux yeux en m'imaginant ne pas dormir de la nuit à cause des milles bibittes qui me grouilleraient sur le corps. Là, dans l'émotion du moment, je me disais « qu'économiser 9$, c'est pas une assez bonne raison pour dormir dans 'marde ». Bien sûr, je savais au fond de moi que le CouchSurfing, ce n'est pas simplement une question d'économie, mais sur le coup, je ne voyais pas les autres avantages. N'ayant malgré tout pas été capable de dire quoi que ce soit, nous sommes partis en avertissant de l'heure à laquelle nous allions revenir.

Une fois à l'extérieur, j'ai dû prendre la difficile décision entre 'insulter' quelqu'un en refusant son offre de nous héberger ou devoir rester dans un environnement dans lequel je ne serais pas à l'aise. Finalement, j'ai écouté la princesse en moi, celle qui voulait retourner dormir à l'auberge. De son côté, Sébastien, sans trop pousser, a essayé de m'inciter au CouchSurfing, mais finalement, il n'a pas trop rouspetté quand j'ai choisi le confort.

Donc voilà, le sourire aux lèvres, nous sommes retournés à l'endroit qu'on appelle 'la maison' pour nos 3 jours à Léon. On s'y sent tellement chez soi que juste avant de commencer à écrire ce blog, nous avons fouillé dans les armoires pour faire notre propre mélange à 'panqueques', habituellement préparé par la femme de ménage. Cette dernière est en congé le dimanche et le gardien de nuit dormait encore dans l'entrée alors qu'il était presque 11h00, alors comme on dit, on n'est jamais si bien servi que par soi-même.

Pis vous savez quoi ? J'ai fait la grâce matinée jusqu'à 9h30 et les 'panqueques' étaient délicieuses, alors la princesse en moi est ravie.

vendredi 4 mai 2012

Un quart de mille


Dodo la veille : Sans la douillette qui sert juste de décoration pendant le jour.

J'ai vu ce soir que ça faisait exactement 250 jours que ce voyage à deux avec Geneviève-Anaïs a commencé lorsque je l'ai rejointe au Texas le 28 août 2011. Le compte s'est fait parce que j'ai commencé à travailler la page 'TOTAL' du fichier Excel qui compilent nos états financiers par pays. (Ceux-ci sont très positifs, mais nous ne parlerons pas des chiffres avant de fermer les comptes.)

Ça sent la fin, non ? En plus que c'est aujourd'hui que nous avons officiellement repris la direction du nord après avoir fait des zig-zags pendant trois semaines. On dit qu'on a 6 semaines pour faire 2 semaines de route. Ça nous presse un peu, mais c'est quand même 2 jours de 'repos' pour chaque jour de conduite et on se dit qu'en dernier recours, on peut toujours finir ça avec beaucoup de route. C'est le Mexique qui écoperait.

Ça fait deux mois qu'on parle de notre retour à Leon, notre premier arrêt au Nicaragua dans l'autre sens, parce qu'on avait oublié le couvercle pour le petit chaudron, mais, mauvaise nouvelle, le couvercle n'est pas (ou plus) ici. Pour s'y rendre, on a fait beaucoup de distance aujourd'hui, soit 335 km en 6h15min sur les routes du Costa Rica et du Nicaragua qui, en passant, ont les plus belles routes en Amérique Centrales... On ajoute à ça 1h15min pour traverser la frontière en bonne et dûe forme. On est rendu des pros, c'est le cas de le dire et ce, même quand on est surpris (c'est la troisième fois qu'on entre au Nicaragua, la deuxième par cette même frontière) par un nouveau frais de 5$ qu'il faut aller payer dans un autre bâtiment pour obtenir un beau petit papier agraffé au reste. Pas grave, tout est sous contrôle, tellement que je laisse maintenant Geneviève-Anaïs faire pendant que je 'surveille' la voiture (sans demander de 'tip', moi), mais ça implique aussi qu'elle se fait 'cruiser' plus longtemps.

On est revenu à 'notre' auberge de Leon, El Albergue. C'est le cas de dire 'notre' puisque c'est maintenant la basse saison (cherche-moi pourquoi), ce qui fait que nous en sommes les seuls résidents présentement avec le gardien de nuit. Nous allons transférer chez un hôte CouchSurfing demain et rester dans la ville au moins jusqu'à lundi avant d'aller traverser notre prochaine frontière, celle du Honduras qui nous ramènera probablement dans les 'moins simples' (3h d'attente la dernière fois). L'objectif du présent est de se rendre au El Salvador le plus rapidement possible et y voir du nouveau, mais nous dormirons une nuit au Honduras parce qu'on n'est pas assez fou pour traverser deux frontières la même journée.

Les dates demeurent flexibles avec les imprévus potentiels. On pourrait encore une fois être ralenti par un problème avec la voiture sans-nom. Simple à identifier, mais problématique quand même : ça se passe autour des bougies et des fils à bougie qu'on a changés et rechangés il y a deux semaines.

saloute
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PS. « Travel is the only thing in life that you can buy that makes you richer. » (-Patricia Schultz)

mercredi 2 mai 2012