mardi 29 novembre 2011

Pierre qui roule n'amasse pas mousse

Dodo la veille : Tente sans coussin à Caye Caulker

Ça bouge au Bélize, c’est le moins qu’on puisse dire. On en est seulement à notre 7e nuit et c’est déjà la 5e place où on dort. Si j’avais écrit ça hier, j’aurais dit qu’on en était seulement à notre 6e nuit et que c’était déjà la 5e place où on dort, alors les proportions auraient été plus sensationnelles, mais bon.

Par contre, hier, je n’aurais pas pu dire que j’ai fait du snorkelling avec des requins, ce qui rend les choses un peu plus sensationnelles, non ? Eh oui, j’ai fait ça aujourd’hui, mais rien d’assez palpitant pour montrer de l’enthousiasme, ne vous inquiétez pas. ;)

On est sur l’île Caulker et les îles sont appelées Cayes (proconcées keys) ici, alors on dit qu’on est sur Caye Caulker, mais le village aussi s’appelle Caye Caulker, alors on peut aussi dire qu’on est à Caye Caulker. Tout ça pour dire qu’on est sur une île au Bélize et que les îles sont supposément ce pourquoi les gens viennent au Bélize. C’est qu’au large, il y a la deuxième plus grande barrière de corail au monde, ce qui est bien assez pour convaincre un touriste. Nous y sommes arrivés hier, avons fait une expédition d’une demi-journée aujourd’hui et prévoyons repartir demain.

Pour revenir au premier point, c’est vrai qu’on passe vite au Bélize. C’est que le pays est petit et qu’on peut se rendre d’un ‘attrait’ à un autre en un rien de temps, ce qui rend le transport moins fatiguant tout en sachant qu’il faut quand même accélérer notre cadence si on veut se rendre au Panama et revenir au Québec dans le délai prévu. On a un visa de 30 jours et ce serait bien de ne pas l’utiliser jusqu’au bout. Sans oublier que tout coûte cher ici (au moins le double du Mexique) ou même d’autres petits détails comme le risque de perdre le peu d’espagnol qu’on connaît puisqu’on passe nos journées à parler anglais, la langue officielle au Bélize. Bonjour l’Amérique Centrale ?...

Alors oui on bouge, mais jamais trop loin. Et on paye ce que ça coûte.

On a commencé par Corozal, la ville frontalière qui nous a introduit au Bélize. Ensuite, Sartaneja nous a accueilli avec son vrai village de pêcheurs sans attrait touristique majeur. Un arrêt à Orange Walk en route vers Crooked Tree et ses trois ou quatre lagoons où on a quand même vu quelques oiseaux. À Bermudian Landing, le Community Baboon Sanctuary nous a permis de voir de près (et même toucher !) des singes hurleurs dans leur habitat naturel. On s’est finalement rendu à Bélize City pour y passer quelques heures (bien assez pour se faire ‘harceler’ ici et là) avant de prendre un water-taxi vers Caye Caulker.

Voilà, les crochets s’additionnent au Bélize et il n’en reste pas tant à voir. Personne ne pourra plus nous dire qu’on n’est pas aller aux cayes et mon coup de cœur va à Sartaneja, certainement un beau coin de pays où on aurait pu passer beaucoup plus de temps et qu’on a quitté un peu par discipline.

Pour la suite des choses, on a un ou deux arrêts en tête d’ici l’extrémité sud et là, nous prévoyons travailler sur une ferme pendant une semaine en échange d’hébergement et de nourriture. Après ça, c’est de visiter ce qui longe la route de l’ouest du Bélize où un CouchSurfer qui semble cool nous attend. Ensuite, le Guatemala…

Ça va continuer de bouger au Bélize, à commencer par demain à Bélize City pour lequel j’ai dessiné un petit itinéraire pour rapidement visiter les attraits principaux juste avant de récupérer la voiture et quitter cette petite grande ville pour de bon.

Bonne nuit.

saloute
………………………………….
PS. « Make love, not babies. » (-Mon chandail gris)

dimanche 27 novembre 2011

Conduire au Mexique

Dodo la veille : Crooked Tree Lodge

Ok, c’est le temps des blogues qui ont tardé ça d’l’air. En voici un qui aurait pu être écrit il y a 2 mois, mais que je fais maintenant.

Alors voilà, l’autre jour je conduisais sur une belle route, ce qui arrive rarement et je me suis entendue penser : « Wow la route est belle, on s’croirait au Québec ! » … c’est là que je me suis rendue compte que mes standards de qualité en ont pris un coup. Voici une introduction au merveilleux monde de la conduite automobile dans cet autre pays.

Conduire au Mexique c’est :
- S’habituer à ne pas regarder les limites de vitesse parce que quand tu les respectes, c’est dangereux
- Devoir trouver son chemin sans pancarte
- Savoir que, s’il y a une pancarte, elle n’indique pas nécessairement le bon chemin
- Se faire indiquer « X ville – 117 km » 5 minutes après avoir vu « X ville – 92 km » et 5 minutes avant de voir « X ville – 35 km ».
- Payer 12 pesos pour passer sur une route en vraiment mauvais état
- Passer une vingtaine de topes (dos-d’âne) par jour.
- Voir un panneau indiquant un topes alors qu’il n’y en a pas
- Passer de 80 km/heure à 10 km/heure en appuyant sur les freins comme un malade parce que rien n’indiquait qu’il y avait un topes.
- Voir un panneau 90 km/heure à coté d’un topes.
- Avoir le choix entre la route payante (Cuota) ou la route gratuite (Libre), c’est-à-dire avoir le choix entre rouler pendant 2 heures ou pendant 6 heures pour se rendre à la même place.
- Se faire vendre toute sorte de chose en ralentissant pour un topes
- Trouver que rouler 90 km/heure c’est vraiment rapide
- Se faire arrêter par la police ou passer un poste militaire fréquemment
- Voir quelqu’un mettre son clignotant vers la gauche sur une route à une seule voie et apprendre plus tard qu’il t’invitait à le dépasser
- Déduire que si une route est belle, c’est parce qu’elle est tellement fraîchement faite qu’elle n’a pas encore de ligne.
- Se faire poursuivre par des chiens qui essaient de manger des morceaux de bumper
- Ne jamais s’arrêter à un Stop (Alto), sauf s’il y a un topes
- Accélérer dans une zone de construction parce que la route est plus belle qu’ailleurs
- Suivre le trafic pour savoir quelle vitesse rouler, mais ça, c’est quand tu es capable de le rattraper.
- Ne pas rouler la nuit à moins d’avoir envie de faire du sport extrême

Voilà, c’était un petit aperçu de ce que le Mexique en voiture nous a fait vivre. Maintenant, on est rendu au vrai test parce que le Mexique, c’est encore en Amérique du Nord et le réseau routier est supposé être meilleur que dans les pays d’Amérique Centrale. Nous allons voir ce que l’avenir nous réserve !

samedi 26 novembre 2011

Mésadaptés sociaux

Dodo la veille : Dans la tente à Sarteneja

C'est dans les petits gestes qu'on se rend compte qu'on ne 'fit' pas dans les endroits chics comme ici, au Crooked Tree Lodge.

Sébastien qui s'assoit par terre avec sa lampe frontale dans le front, à côté des 3 divans dans le salon bien éclairé, pendant que Geneviève-Anaïs est à l'ordi sur le balcon, accotée sur le barbecue et se faisant manger par les bibittes. Le tout, juste avant d'aller s'asseoir dans le char, la lumière ouverte, pour manger des pains Nutella-Bananes alors que les autres clients sortent de la salle à manger après avoir finit leur repas de luxe.

vendredi 25 novembre 2011

Avec pas d'casque

Dodo la veille : BackPackers Paradise, comme qu’y appellent là.

Ce matin, après une mini grâce matinée (de 7h00 à 7h30), je me lève pour aller rejoindre Sébastien qui a déjà mis le gruau à tremper dans la cuisine. Ne pouvant pas vraiment aller déjeuner tout de suite parce que quelqu’un dort dans la salle commune, nous prenons quelques minutes pour explorer le fameux ‘Paradis’ des BackPackers. Pas qu’on puisse vraiment s’appeler ‘backpackers’, sauf peut-être si on considère que nos packs sont dans l’back du char… En tout cas, c’est vrai que ce n’est pas mal comme endroit. C’est au son des poules qui caquètent* (oui oui, je connais ce mot là !) qu’on se promène sous les nombreux arbres fruitiers qui nous créent de l’ombre dans cette journée qui s’annonce chaude et ensoleillée. C’est aussi le paradis des moustiques, mais ça sonne plus génial si j’en parle pas.

Gruau en bouche (ou en estomac ou quelque part entre les deux), on s’informe sur le prix de la location de vélo : « 5BZ$ pour une demi-journée, soit de midi à l’heure du souper ». Oh, mais ça tombe bien ! Nous qui voulions justement manger de délicieux grill-cheeses avant de vraiment commencer notre journée. Ça nous laisse donc le temps d’aller sur les Internets, de faire cuire des bines et les grill-cheeses (à tremper dans le sirop d’érable, bien sûr) et de savourer le tout avant de partir à vélo.

12h20, on enfourchassionne les vélos. Rouillés, une seule vitesse, banc pour fesses volumineuses et panier à l’avant. Juste comme je les aime ! On s’en va à l’aventure, hors des routes pavées… bon ok, même en voiture, les routes ne sont pas pavées, mais j’essaie juste de mettre du piquant. Le plan : faire la longue ‘loop’ vers le village, trouver le ‘cenote’ et les ‘ruines maya’. Le tout entre guillemets parce qu’on ne s’attend pas à grand-chose, considérant qu’on est dans un petit village de pêcheurs pas du tout touristique et que les attractions qu’on cherche ne sont même pas sur la carte du village. Les indications pour se rendre au cenote : « Tu va voir une bush-house sur la droite, tu continues, ensuite tu vas voir un bout de terrain plus défricher. Juste après, tu prends le premier sentier à droite.» Alors on se promène, appréciant le paysage et le fait que quand on roule, il n’y a pas de moustiques. Après avoir acheté des tortillas (y’en a finalement au Bélize) sans même débarquer du vélo, on part à la recherche du cenote. Rapidement, on voit qu’on aura de la misère à le trouver, n’étant d’abord pas trop sûrs de ce qu’on cherche puisqu’on s’est fait dire avant de partir qu’il ressemble plus à un étang qu’à un cenote et qu’on ne peut pas vraiment s’y baigner parce qu’il y a des crocodiles, mais dans le fond oui on peut se baigner parce que « c’est des crocodiles qui ne mangent pas les humains ». On a aussi de la difficulté à s’y rendre compte tenu des indications. On fini par essayer un chemin mais on voit rapidement qu’il est impossible à traverser parce que trop boueux. On revient sur nos pas et on essaie un autre chemin qui ne ressemble pas tant que ça a un chemin, laissant les vélos sur la ‘grand-route’. Après quelques minutes de marche en forêt, on trouve une source d’eau inaccessible car cachée par des arbres. Sébastien la prend quand même en photo « juste au cas où c’est ça le cenote ». En retournant vers la route, on trouve un autre chemin qui semble mener à quelque chose qu’on prend aussi en photo même si ça ressemble plus à une carrière de roche dans laquelle l’eau de pluie s’est accumulée. C’est le festival des moustiques, mais on est préparé. Bout de tissus à la main, on se fouette d’un coté et de l’autre du corps. C’est vraiment efficace, pas fatiguant, et écologique !

Après avoir trouvé (ou pas) le cenote, on part à la recherche des ruines mayas : « la chose principale à voir est la pyramide, mais ça ressemble plus à un tas de roches avec des arbres dessus ». Là encore, les indications sont douteuses, mais on rencontre notre hôte en chemin et elle nous rafraîchit sur ce qu’on cherche : « vous allez passer un autre champs de bananiers sur la droite et un peu plus loin, il y a un petit sentier entre la roche et le gros manguier. La pyramide est à environ 20 mètres plus loin sur ce sentier là ». On la trouve et l’apprécie même si ça ressemble à rien. C’est justement ce qu’on apprécie, puisqu’on se demandait depuis le début à quoi ça ressemble des ruines mayas avant d’être restaurées. Ensuite, on passe à l’épicerie, on revient porter nos achats au camping et notre excursion à vélo se termine en retournant en ville pour voir le coucher du soleil presque sur l’eau.

Une bonne journée, remplie de soleil, d’aventure, de plaisir et de moustiques. Vraiment, ça commence bien le Bélize !

À bientôt :)

*Caqueter, verbe intransitif
Sens 1 : Glousser en parlant de la poule.

Est-ce que c’est juste moi qui s’imagine quelqu’un glousser en parlant de poules ? « Ouin fac poooooooooooooooooooc, hier poooooooooc ma poule a pondu poooooooooooooooc deux œufs »

jeudi 24 novembre 2011

Roadtrip à trois

Dodo la veille : Camping Caribbean Village, Corozal.

Voici le moment venu d’un blogue qui a tardé. Les occasions n’ont pas manqué, mais justement, je savais que les occasions ne manqueraient pas. Maintenant au Bélize après être sortis du Mexique hier, il est grand temps.

Je veux vous parler du troisième membre du Roadtrip dans les Amériques. On a toujours parlé de Sébastien et Geneviève-Anaïs comme le cœur de cette aventure, mais derrière cette paire de voyageurs se cachent un membre plus silencieux, la voiture.

Vous avez devinez, ceci est une ode à la Hyundai Accent 2004 qui nous accompagne depuis le début sur ces routes rocailleuses sans chigner. Le p’tit char qui offre un abri lorsqu’on n’a nulle part où dormir. Celui/Celle qui nous laisse avoir tant de luxe pour notre confort. Le/La même qui nous permet de transporter autant de nourriture. La boîte de métal qui fait qu’on peut toujours avoir un plan B. Celui/Celle qui nous amène où on veut quand on veut.

Oui, bien sûr, le p’tit char étant un objet d’une certaine valeur, il ajoute au stress en devant toujours rester alerte pour diminuer les risques de se faire cambrioler. Il faut aussi acheter de l’essence et trouver du stationnement. Et les routes ne sont pas toutes agréables à conduire. MAIS…

Grâce à lui/elle, on a pu se rendre à des endroits qu’on n’aurait jamais pensé visiter. Qu’on pense aux ruines désertes et gratuites pas loin de Papantla, au cenote près de Coba, ou même à tous les autres petits trésors qu’on découvre chaque jour. La voiture y est pour beaucoup dans tout ça puisqu’elle donne droit à l’erreur. Et quand on pense à notre bon temps à Puerto Escondido et à Tulum, c’est l’auto qui nous facilitait la tâche en nous gardant en contact avec les services de la ville. Je peux continuer en disant que nous n’aurions jamais trouvé Panto-Ha sur le Lagoon Bacalar puisqu’il fallait prendre une route de terre au travers d’une forêt pendant quelques kilomètres. Sans ça, il aurait fallu se contenter d’un endroit plus cher et moins tranquille pas trop loin du village. Ce qui nous amène ici, aujourd’hui, à Sartaneja, un petit village de pêcheurs au bout d’une longue route de garnotte. Le dépliant le dit : Belize’s Undiscovered Destination… Et on y est grâce à la contribution du p’tit char.

En tant que troisième membre du Roadtrip 2011-2012, lui/elle aussi a besoin de se faire chouchouter quelques fois, sans oublier qu’il/elle vient également avec ses défauts. La climatisation qui ne fonctionne pas, le frein à main qui a besoin d’ajustements, les essuie-glaces qui pourraient être meilleurs et la suspension qui amène la personne au volant à se sentir cowboy, comme un cascadeur dans les films. Une courroie a fait défaut à un moment donné et on l’a remplacée par une nouvelle courroie bien lustrée. Le changement d’huile lui a fait beaucoup de bien, tout comme les nouveaux freins arrières que nous venons de faire installer. Pour le moment, on transporte des bougies d’allumage et le nécessaire pour un prochain changement d’huile. Côté voyage, on s’occupe de l’adapter le mieux possible à la situation en y ajoutant des attributs ici et là telles la corde à linge qui sert aussi de pôle à rideau, ou les boîtes qui nous permettes de classer notre bouffe selon le système prédéterminé.

Ok, vous avez compris l’importance de ce troisième membre ? En tant que reconnaissance officielle méritée depuis longtemps, il nous faut maintenant un nom, ce qui déterminera aussi probablement son sexe. Pour se faire, nous faisons appel à vous, chers lecteurs. Nous avons besoin d’idées. Ça peut être très concept ou simplement un nom au hasard qui semble bien convenir à la situation.

Alors, comment pensez-vous que devraient se nommer la voiture/le p’tit char ?
À vous de jouer !

saloute
…………………………………………….
PS. « Peu importe où la route te mène, quelqu’un t’attend. » (-E. Lapointe)

mercredi 23 novembre 2011

You better Belize it !

Dodo la veille : Assis dans le char, stationné devant chez Altair.

Beau jeu de mots non ? J'ai vu ça quelque part aujourd'hui, quelque part au Bélize ! Parce que oui, on a finalement quitté le Mexique !

C'est en stressant, au plus grand désagrément de mon co-voyageur, qu'on a passé la frontière, vers 11hoo ce matin. "Anything to declare in your vehicule ma'm?" "Yes, we have one oignon..." Ouan, peut-être que je n'avais pas besoin de stresser finalement...

Nous avons maintenant passé 8 heures dans ce beau pays (c'est plus que ce que ça prend pour le traverser du nord au sud) et nous nous sommes rendus à 13 km de la frontière. C'est assez pour nous donner une image clichée de l'endroit, non ? Voici donc la liste OFFICIELLE des ressemblances et des différences entre le Bélize et le Mexique :

Ressemblances :
- Les dos d'ânes partout
- Les gens qui vendent des trucs sur le bord de la rue
- Les gens qui se promènent avec des machettes (parce qu'ils sont fermiers, pas parce qu'ils sont méchants)
- Les animaux qui broutent sur le bord de la route
- La facilité qu'on a à se perdre en roulant
- Les gens qui sont contents de nous aider

Différences :
- La plantation de papayes 'toute propre' à notre droite
- Les gens qui utilisent des tracteurs au lieu d'utiliser leur dos pour transporter leurs produits
- Les 4 roues sur la route
- Les signes "Bump" qui ont remplacés les signes "Topes"
- Les distances en miles et en verges
- Les gens de toutes les origines ethniques
- Les tortillas (on en a pas vu au Bélize...)
- Les buffets chinois et mets chinois dans les épiceries
- Les autobus scolaires qui sont jaunes
- Le gazon
- La langue (tout le monde parle en anglais ainsi que dans une langue qu'on ne comprend pas)
- L'argent et son taux de change auquel on doit s'habituer (3,50BZ$= 1,75US$=22 Pesos= 1,65CA$ = C'est-tu un bon deal pour cet ananas qui semble délicieux ?)
- L'endroit où on dispose du papier de toilette souillé (dans la poubelle au Mexique et dans la toilette au Bélize)

Voilà, c'est ce qui est ressorti aujourd'hui. J'ai aussi entendu une toune de Noël à l'épicerie et je suis présentement assise à côté d'un sapin illuminé, mais ça c'est sûrement juste parce que Noël s'en vient...

À bientôt !

Hasta luego, Mexico

C'est ça.

saloute

lundi 21 novembre 2011

Le bonheur est dans le poêle

Dodo la veille : Dans la tente qui sent le vieux lagoon.

Il y a quelques mois déjà (Haha !), peu de temps après que Sébastien m’ait rejoint au Texas, j’ai dit : « Dans le fond là, voyager c’est chercher différents endroits où on se sent comme à la maison. » Je le pense encore, cherchant toujours à me sentir bien où je suis. Je pense aussi que voyager à deux, ça aide à se sentir à la maison parce qu’on n’est jamais totalement dans l’inconnu.

La maison, c’est comme ça qu’on appelle presque tous les endroits où on dort. Le mot vient facilement, n’ayant pas d’autre place à appeler ainsi, mais le sentiment d’être vraiment chez soi vient plus rarement. Pour énumérer les endroits, je dirais qu’on s’est vraiment sentis bien à Puerto Escondido, à Tulum et au Camping Panto-Ha. En essayant de trouver les similitudes entre les places, voici ce qui me vient en tête : on a payé pour être là, on a dormi dans la tente, il y avait un bassin d’eau à proximité (la mer ou le lagoon) et on avait accès à un poêle.

Payer pour dormir, je pense que ça joue. Le fait de donner de l’argent nous donne le droit d’être là et de profiter de la place.

Dormir dans la tente aide aussi. Tout ce qu’on utilise pour dormir nous appartient, contrairement à quand on fait du CouchSurfing, je dors l’esprit tranquille pour ce qui est des insectes et c’est confortable (malgré que mon corps disait le contraire cette nuit).

Pouvoir se baigner pas loin, ça n’a rien à voir avec la maison, mais mettons que ça aide pas mal à se sentir bien. Plonger dans le lagoon en se réveillant pour faire son pipi du matin, c’est vraiment cool !

Et finalement, le poêle. Avant-hier soir, après avoir dit : « C’est pas pire comme assiette pour deux vagabonds », j’ai compris. Pouvoir se faire à manger, c’est la clé pour se sentir à la maison. On prépare toujours nos repas nous-même, même quand on n’a pas accès à une cuisine, mais quand on peut utiliser un poêle, c’est vraiment le bonheur. Vous auriez dû goûter au riz ail-oignons-persil cuit dans l’eau de cuisson des bines noires qui l’ont accompagné, placé dans l’assiette à coté des morceaux de tomates et de l’avocat. Délicieux. Et la sauce pour pâte qu’on a fait hier soir était aussi vraiment réussie, tout comme nos omelettes aux milles couleurs. Bien sûr, il y a toujours les bons vieux quesadillas qu’on s’empresse de faire dès qu’on le peut. Et ce soir, le plan était de se faire des grills-cheeses. C’est moins exotique, mais ça nous donnait l’eau à la bouche, surtout qu’ils auraient été trempés dans le sirop d’érable si gentiment apporté par ma maman. Mais non, les plans ont changés et le poêle nous a glissé entre les mains. C’est en finissant mon tortilla (de blé, beurk) potée et oignons que je me suis empressée de venir écrire. C’est bon de la potée (des bines écrasées en canne), mais ça ne se compare pas aux délicieux quesadillas oignons-ail-brocoli ! Mais bon, j’aurais pu me consoler avec des petits pains Nutella-bananes, mais on les a laissés dans le char, qui lui est au garage.

Pis là, j’ai faim.

On se réécrit.

Les vacances

Dodo la veille : Camping Panto-Ha sur le Lagoon Bacalar

Bonsoir.

Un blogue rapide de notre retour à la réalité puisque ça fait longtemps qu’on n’a pas donné de nouvelles.

C’est qu’on était isolé justement. Presque deux semaines à dormir là où il n’y pas d’électricité et où la génératrice est mise en marche seulement quand il faut pomper de l’eau du puit pour remplir le réservoir sur le toit.

Ça a commencé avec du camping sur la plage de Tulum. 6 nuits, 4 jours car les deux premiers ont été occupés par MexicoStory. À Tulum, il n’y avait rien à faire. Nada. La beauté, la tranquillité et la simplicité, c’est tout. On est aussi allé aux ruines du même nom, mais on l’a ressenti comme une joke tellement le site est aménagé tel un jardin et que le plus grand attrait s’est avéré être la vue sur la mer. La mer est belle, c’est un fait, et on a justement profité de sa présence pour se sentir bien.

On s’est ensuite dirigé vers la ville frontalière de Chetumal pour compléter les derniers préparatifs avant de passer au Bélize.

Devant attendre plusieurs jours pour nos freins, on s’est retrouvé à Bacalar sur le bord du lagoon qui ressemble à un lac qui ressemble à une rivière qui ressemble à l’océan. C’est qu’il ne correspond pas vraiment à l’image que je me fais d’un lagoon et qu’il reflète les mêmes couleurs que la mer des Caraïbes. Il est aussi appelé le lagoon aux sept couleurs. C’est comme se baigner dans une mer d’eau douce, calme et silencieuse. Le site était nôtre et on a pu faire du kayak gratuitement lorsque l’employé du site pensait qu’on s’ennuyait, mais on ne faisait que se reposer puisqu’il fallait conserver notre énergie pour manger toutes les 1,50$ d’oranges achetées au marché.

Voilà, presque deux semaines à se regarder pousser les ongles pour ensuite les couper. Presque deux semaines à laisser la voiture stationnée sous des palmiers à se faire bombarder de crottes de moineaux. On se dit que c’est du caca de toucan, alors on se sent chanceux.
Presque deux semaines à entrevoir des lever de soleil au travers du moustiquaire de la tente.
Presque deux semaines à porter mon chandail croûteux.
Presque deux semaines à se coucher tôt parce qu’il n’y a rien d’autre à faire une fois que le soleil est couché.
Presque deux semaines à attendre le prochain repas inscrit à l’horaire.
Presque deux semaines à dormir dans la tente qui cumule les odeurs jusqu’à dire qu’ « elle sent le vieux lagoon ».
Presque deux semaines à faire le compte des piqûres de moustiques sur nos jambes.
Presque deux semaines à vivre des aventures au travers des personnages de nos livres.
Presque deux semaines à être les seuls clients de la place en se faisant répéter que la saison touristique s’en vient.

Aujourd’hui, on est revenu en ville pour ramasser nos freins en espérant pouvoir les faire changer le plus tôt possible. Il s’avère que le plus gros du problème est le cylindre victime de corrosion à cause du sel, celui-ci étant devenu le nouveau sacre du mécanicien. Il nous faut donc un nouveau morceau et la voiture doit passer la nuit au garage. En plus, l’hôte de CouchSurfing chez qui on pensait dormir ne peut plus nous accueillir pour des raisons familiales.

Alors là je me retrouve dans le lit d’un gars qui m’a donné la clé de son appart avant que je connaisse son nom, et je lis des nouvelles de Geneviève Lamarche pour me réconforter.

Le plan est de passer au Bélize aussi tôt qu’on le peut, visiter un peu et faire notre chemin vers le sud où une ferme a accepté qu’on les visite.

Bonne nuit.

saloute
……………………………………….
PS. On a demandé au Dalaï-Lama: « Qu'est-ce qui vous surprend le plus dans l'humanité? » Il a répondu: « Les hommes... Parce qu'ils perdent la santé pour accumuler de l'argent, ensuite ils perdent de l'argent pour retrouver la santé. Et à penser anxieusement au futur, ils en oublient le présent de telle sorte qu'ils finissent par non vivre ni le présent, ni le futur. Ils vivent comme s'ils n'allaient jamais mourir... et meurent comme s'ils n'avaient jamais vécu. »

vendredi 11 novembre 2011

Il était 11 fois

Dodo la veille :

Ok, puisqu’on se le fera demander chaque fois que ce moment se reproduira, « qu’est-ce que tu faisais le 11 du 11 2011 à 11h11 ? », eh bien voici nos réponses :

Sébastien :
Ouin… hmmm, je chillais intensément sur la plage de Tulum. Soit à l’ombre, soit au soleil, je ne m’en souviens pas, mais c’était sur une chaise longue, ça c’est certain. J’étais captivé par la lecture du roman ‘Le bizarre incident du chien dans la nuit’ et je levais les yeux une fois de temps en temps pour admirer l’environnement dans lequel je me trouvais. Le ciel bleu, la mer turquoise, le sable blanc, les palmiers, le tout embelli par le reflet du soleil. J’avais aussi probablement en tête les possibilités pour le dîner qui approchait, toutes plus délicieuses les unes que les autres. Geneviève-Anaïs a dit : « Ah, yé 11h19 pis on est le 11 du 11 2011… » Oups, je l’avais manqué, mais c’est probablement parce que j’étais trop occupé à le vivre… en mode chillage.

saloute

Geneviève-Anaïs :
J’étais assise sur une chaise longue sur le sable blanc de la plage de Tulum. Je regardais le turquoise de la Mer des Caraïbes en pensant soit aux grandes questions de la (ou sûrement plus de ma) vie, soit en me répétant quelques brides d’une chanson de façon très invasive, comme il m’arrive trop souvent de le faire. « I like to eat eat eat apples and bananas… » Ce qui est sûre c’est que je ne pensais pas au fait qu’on était le 11 du 11 2011 à 11h11 parce que c’est en regardant ma montre à 11h19 que je me suis rappelée qu’il venait peut-être de se passer un moment important. Je sais par contre que j’étais à un endroit paradisiaque, en bonne compagnie, à faire quelque chose que j’aime, soit rien.

Voilà.