mardi 31 janvier 2012
+/- 29 °C
lundi 30 janvier 2012
Santa Rosa de Fon-Fon
Dodo la veille : Dans notre chambre avec salle de bain privée.
21h40, on vient de dire « Bye » et « Bonne nuit » pour la dernière fois à Oksana et Christie (mieux connues en tant que ‘les Américaines rencontrées au Guatémala’) avant d’aller dormir pour la neuviève fois à ‘Santa Rosa de Fon-Fon’.
Merci les filles pour la belle compagnie, les rires, les repas, les parties de cartes, les desserts, les marches, les discussions, etc. Bref, merci d’avoir partager.
C’est ça, on est passé au garage aujourd’hui et le mécanicien a dit qu’il n’y avait pas de problème avec le peu d’huile qui coule de la transmission, alors on peut partir demain matin pour aller découvrir d’autres coins du Honduras. Un hôte CouchSurfer devrait nous attendre à Santa Barbara.
Bonne nuit.
saloute
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PS. « Chante Québec et tu ne mourras pas. » (-Félix Leclerc)
Choco-bananos
Dodo la veille : Sur le matelas simple collé sur le sommier.
Tout a commencé alors qu’on faisait du WWOOFing au Bélize. En revenant du marché de Punta Gorda, nos hôtes nous avaient apportés une surprise glacée qu’on a dégustée avec plaisir et curiosité. Il s’agissait d’une banane gelée trempée dans le chocolat. Le produit était d’autant plus attirant puisqu’il venait sans emballage et était fait maison. Tout de suite, on a su que c’était quelque chose de spécial et on l’a d’autant plus apprécié parce qu’on croyait que c’était peut-être notre seule chance de manger une telle gâterie. Par contre, en allant nous même à Punta Gorda, nous avons eu le plaisir de rencontrer LA madame qui vendait son produit original qu’elle appelait ‘Coco-Bananas’. Wow, 1Bz$ pour une banane gelée trempée dans le chocolat et le coconut ! Tout de suite, on a dit oui et on a dégusté la chose en pensant qu’après cette fois, on n’en remangerait vraiment plus. Mais non, quelques jours plus tard, alors qu’on faisait notre marché à San Ignacio, on a vu une autre madame, glacière à la main, qui vendait elle aussi des bananes glacées trempées dans le chocolat. Cette fois, c’était 0,50Bz$ pour une banane ordinaire et 1Bz$ pour celle avec peanuts. Bien sûr, à ce prix là, on a pris la banane pimpée.
En arrivant à Flores (Guatémala), c’est là qu’on a compris que le ‘produit original’ de la madame de PG n’était pas si original que ça. En effet, il devenait de plus en plus courant de retrouver, dans les ‘tiendas’, ce qu’on appelait encore des Choco-Bananas, parce qu’on n’avait pas encore compris qu’au Guatémala, des bananes ce n’est pas des ‘platanos’ comme au Mexique, mais bien des ‘bananos’.
Ensuite, pendant nos deux semaines d’immersion à San Jose Petén, on est devenu des vrais adeptes des Choco-Bananos. Chaque jour, en après-midi, Sébastien et moi se rencontrions pour aller prendre notre dose quotidienne de sucre. « Hasta manana ! » qu’on disait au monsieur qui nous servait la chose à même son congélateur personnel. En effet, c’était dans une maison privée où on s’y rendait par un escalier étroit et irrégulier caché entre deux autres maisons que se vendait les Choco-bananos. On en aurait mangés tous les jours si le monsieur n’avait pas eu des problèmes de production compte tenu du nombre de ventes anormalement haut durant notre passage dans le village. Après San Jose, c’est dans des maisons privées avec affiches « Hay Choco-Bananos » qu’on se procurait notre péché mignon. Aussi, quelque part entre-temps, on a remarqué que se vendait dans les super-marchés, le nécessaire pour faire soi-même ses Choco-bananos.
Après en avoir mangé toutes les fois qu’on en a vus, on a finalement eu droit à notre buffet à volonté. Cette semaine, alors qu’on avait notre maison privée à Santa Rosa de Copan, on en a profité pour faire nous-mêmes nos Choco-Bananos. Des bananes dans le congélateur, du chocolat fondant sur le feu, tout ce qui manquait, c’était des bâtons, mais pas de problème ! « On pourrait prendre des spaghettis… » Bon, l’idée des spaghettis n’était pas super bonne parce qu’ils cassaient à rien et laissaient un petit bout croustillant, mais les Choco-Bananos, eux, étaient délicieux ! En plus, on a pu les partager avec nos nouvelles amies.
Mais après une semaine à manger du sucre en quantité illimitée, ça risque d’être difficile de se sevrer…
Sur ce, je m’en vais chercher ma dose.
À bientôt !
xx
samedi 28 janvier 2012
À mi-chemin…
Dodo la veille : Dans notre grande maison en haut de la côte, toujours à Santa Rosa de Copan
Il y a exactement 5 mois aujourd'hui, Geneviève-Anaïs attendait Sébastien pendant 12 heures pour commencer leur aventure dans les Amériques.
Tu sais que t’as passé trop d'temps avec une personne quand :
- Tes pets sentent la même affaire
- Tu parles de la qualité de tes selles au moins une fois par jour
- Les ‘running gags’ n’ont pas changé depuis le début
- T’as oublié que t’as le droit de passer du temps en solitaire si tu le désires
- L’autre personne t’appelle maman
- T’es tanné qu’on t’appelle maman
- Tu partages la même débarbouillette pour ne pas avoir à en faire sécher deux
- Tu fais office de psychologue, coiffeur, cuisinier, chauffeur, médecin, esthéticien, mécanicien, etc.
- Tu utilises l’autre comme psychologue, coiffeur, cuisinier, chauffeur, médecin, esthéticien, mécanicien, etc.
- Tu sens le chandail de l’autre pour savoir si c’est correct de le porter un sixième jour
- T’es menstrué en même temps
- La salive de l’autre te satisfait amplement pour laver les ustensiles
- Tu laisses savoir à l’autre tes moindres faits et gestes : « Ok là, je vais aller au toilette pis après, je vais remplir l’eau. »
- T’as les mêmes maladies en même temps
- T’as pu rien à dire mais tu parles pareil
- Tu laves les bas et les bobettes de l'autre sans même te poser de question
- T’as juste des photos de l’autre sur ton appareil photo
- Tu connais par cœur les réponses de l’autre aux questions classiques
- À deux, vous devenez dépendants affectifs des autres voyageurs, qu'ils soient Danois, Américains, Australiens ou Américaines.
5 mois de faits, 5 mois à faire.
jeudi 26 janvier 2012
C’est qui l’chicken ?
Dodo la veille : Une nuit de plus dans l’appartement voisin de Christie.
C’est moi et j’en suis content. Pour la première fois, je n’ai pas à jouer le brave parce que l’autre a peur. Je peux écouter chaque petit bruit en me demandant c’est quoi pour ensuite me sentir en sécurité en regardant l’autre qui n’a pas peur. Je peux faire le tour des chambres et allumer les lumières pour mieux voir dans les recoins et les douches sans faire semblant de faire autre chose pour ne pas faire capoter l’autre qui a déjà peur.
L’histoire, c’est que ce soir c’est notre première nuit dans une nouvelle maison. Une grande maison. Une grande et belle maison neuve en haut de la côte. Et on y dort seul. Pourquoi ? Parce que le propriétaire partait justement pour le temps qu’on se cherchait quelque part à nous pour y vivre une semaine. Et le tout sans coût qu’il m’a dit après que je l’aie rencontré 1 minute alors qu’il était sur le point de sortir. C’est louche ? Je lui ai quand même parlé plus longtemps (total de 5 minutes) lorsque Geneviève-Anaïs a pu le rencontrer (un gros 4 minutes) plus tard en soirée en le rejoignant à l’événement politique pour le jour de la femme hondurienne.
Après quelques jours à Santa Rosa de Copan, notre premier arrêt au Honduras, à rester chez l’une des Américaines rencontrées au Guatémala (l’autre est la voisine), nous nous sommes imaginés y rester plus longtemps si l’occasion se présentait, soit un appartement ou simplement une chambre où on aurait accès à une cuisine. Ça faisait longtemps qu’on se cherchait quelque part où s’arrêter et ici semblait être un endroit tranquilo en plus d’y avoir des amies. Au pire, on partait une journée plus tard que prévue, mais voilà qu’on a trouvé. Et mieux, on a même choisi. C’est une ancienne collègue cycliste qui m’a mis en contact avec son ancienne homologue de Jeunesse canada Monde et, en visitant la famille, celle-ci m’a référé à l’un de leur contact. Tadam !
Nous y voici, dans ce château rempli d’écho. Pas tant un château, mais c’est grand et on y trouve le confort. On a une grande chambre avec salle de bain privée, un salon avec TV, une grande cuisine équipée et un toit pour chiller. On va s’y faire de la bonne bouffe et on invitera les Américaines rencontrées au Guatémala à venir profiter de l’endroit également. Le plan est d’y rester 5 nuits et partir mardi matin parce que tsé, il faut aller explorer ce pays qu’est le Honduras.
Alors voilà, il ne me reste qu’à me coucher avec mes écouteurs dans les oreilles pour m’endormir avant le premier refrain de la première chanson et ainsi ne plus me faire de scénarios avec chaque petit bruit que j’entends.
Ça c’est ce soir, mais j’ai hâte de voir c’est qui l’chicken demain soir lorsqu’on marchera pour la première fois du voyage dans le noir pour revenir à la maison après une soirée film au cinéma…
Bonne nuit.
saloute
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PS. Ca donne quoi d'avoir ou de connaitre si ce n'est pas pour le partager...
mardi 24 janvier 2012
Honduras bien c’qu’on voudra
Dodo la veille : Sur le plancher du salon/chambre à coucher/cuisine
Le positif qui vient avec notre arrivée au Honduras :
- Le passage à la frontière s’est fait en douceur et on n’a pas senti la corruption
- On a un premier arrêt de prévu chez des gens qu’on a déjà rencontrés
- Le taux de change est facile à calculer
- On a du temps pour se remettre en santé
- On a accès à une cuisine
- On a des yeux avec cinq mois d’expérience qui peuvent nous raconter ce qu’ils ont vu
- On peut faire nos premiers achats en connaissance de cause
- On passe nos soirées à socialiser
- On a du linge qui nous semble neuf après l’avoir fait laver par une madame
lundi 23 janvier 2012
Trouble de la personnalité
J'ai été malade la semaine passée... ben oui, encore ! Par chance, c'était moins pire que la dernière fois. Ça ressemblait à un p'tit rhume agrémenté d'allées et venues aux toilettes plus fréquentes. Le seul gros inconvénient qui en est ressorti, c'est que j'ai eu la brillante idée de donner ma maladie à ma co-voyageuse. Mais bon, c'était plus fort que moi, c'est tellement naturel pour moi le partage.
Geneviève-Anaïs a décidé de faire les choses en grand, sûrement dans l'idée d'avouer (enfin !) que c'est vraiment elle qui a TOUT LE TEMPS tout. Ou encore, peut-être était-ce une façon de me faire payer pour une faute que je n'ai pas commise puisque je suis un excellent co-voyageur... Tk, ce qui est sûr, c'est que je me suis bien occupé d'elle ! J'm'« en occupe bien de [mes] filles [moi] », comme l'a dit ma maman, qui a tout-à-fait raison, quand je l'ai appelé pour lui demander conseil sur la maladie de Geneviève-Anaïs.
C'est la première fois que j'ai vraiment pu sentir la fièvre chez quelqu'un d'autre. C'est fou ! Tu sens que le corps est plus chaud, tellement chaud que ça transperce les vêtements et les couvertures. Le plus fou, c'est de voir les frissons sur la personne qui grelotte alors que son corps est bouillant.
J'ai donc passé au moins deux jours et surtout deux nuits à faire des allées et venues à la voiture sans-nom pour répondre aux caprices de Miss Geneviève-Anaïs (hey, ça rime !). Mais je ne l'ai pas pris comme des caprices, je savais qu'elle était vraiment malade, alors j'ai été à la hauteur des besoins. Avec mes bons conseils, mes « est-ce que je peux faire quelque chose pour toi », mes techniques du tonnerre pour qu'elle ait toujours des débarbouillettes froides à porter de mains, mes traitements chocs dans la piscine, mes détours par la pharmacie, mes contacts humains, mes petites gâteries et surtout, avec ma présence, je l'ai sauvée.
Ah oui, et même si à cause d'elle, on a traversé deux jours en retard au Honduras et qu'on a payé une nuit de plus dans la chambre d'hôtel la plus chère du voyage, je ne l'ai pas fait sentir coupable et je suis resté souriant.
C'est ça, si j'étais elle, je me dirais « Merci Sébastien ».
salou...... oups, est-ce que j'ai le droit d'écrire ça moi ?? C'est bin beau se prendre pour quelqu'un d'autre, mais pas au point de lui voler ses 'trademarks'...
;)
dimanche 22 janvier 2012
On ‘peut pas vraiment s’plaindre
Dodo la veille : Chambre d’hôtel la plus chère payée du voyage jusqu’à maintenant, Chiquimula.
La maladie est des nôtre, notre traversée au Honduras a été repoussée de deux jours, on ne sais plus quoi manger pis on a rien trouvé de moins cher pour dormir.
D’un autre côté, c’est le 21 janvier, alors ça fait un mois que les journées ont commencé à rallonger et j’aime ça. « Chaque jour il fait un peu moins noir un peu plus tard faque y fait un peu plus claire un peu plus tôt » comme le dit François Pérusse.
saloute
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PS. Tu d’viens les narines grandes à force de t’fouiller dans l’nez.
mercredi 18 janvier 2012
''Humanitarian''
Dodo la veille : Chambre avec deux murs en moustiquaire.
Tsé nous-autres, on ne fait pas juste voyager pour voyager. On fait ça pour la cause.
La preuve, ça fait trois jours qu’on utilise les services de l’Hotel Backpackers qui est la principale source de revenue de Casa Guatemala.
Casa Guatemala, comme le dit le dépliant, c’est où des enfants abusés et abandonnés trouvent de la nourriture, des soins médicaux, une éducation, un toit et de l’amour.
Il y a plusieurs façons d’aider à la cause, dont dormir à l’auberge. On a aussi vu des locaux se saoûler la face solide l’autre soir, probablement pour contribuer aux revenues de l’hôtel (je ne pense pas que le bar donne des reçus d’impôt par contre). Il y a également des possibilités de bénévolats pour tous : bénévolat-touriste où il faut payer beaucoup d’argent à la semaine ou du bénévolat plus long terme qui en vient à être un don plus réaliste avec son coût de 300$ pour trois mois. C’est cool de voir que ces possibilités existent et qu’elles ne sont pas toutes difficiles à trouver. Sauf que nous en ce moment, on semble avoir perdu de vu l’idée de faire autre chose que voyager étant donné toute la route qu’il nous reste à franchir avant la date fatidique de la mi-année. Mais voilà quand même une belle opportunité de bénévolat à garder en tête pour plus tard…
Ok, en ce dernier jour ici, nous partons manger au restaurant. Juste pour la cause, pas parce qu’ils servent des quessadillas et qu’on n’en a pas mangés depuis un mois…
saloute
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PS. « Don’t believe what you think ! »
mardi 17 janvier 2012
Résultat de la recherche
Dodo la veille : Hotel BackPacker, Rio Dulce
Y’a quelqu’un qui est tombé sur notre blog en cherchant « comment s'habiller au restaurant gran bahia principe akumal ».
C’est vrai qu’on est une référence en la matière…