mercredi 7 mars 2012

Nous sommes millionnaires !

Dodo la veille : CouchSurfing chez Andrés et son père à Naranjo, Costa Rica

C'est ce que j'ai réalisé aujourd''hui quand j'ai retiré du guichet 100 000,00 unités de la devise locale, le colon. Tout un feeling d'entrer '1' suivi de sept '0' avant de laisser la machine répondre à ta requête comme si rien n'était.

Comme ça se devine, il faut s'adapter à une nouvelle échelle de prix. Heureusement que le calcul mathématique se fait facilement à un dollar pour chaque tranche de 500 colones. Par exemple, un avocat hass se prend très bien à 250 colones, et une papaye à 400 colones le kilo, ça coûte ce que ça coûte. Ça ne nous empêche pas de magasiner par contre... ;)

Ceci dit, ne vous inquiétez guère, nous savons bien que nous sommes zilliardaires avec la chance et la liberté qu'on s'est donnée suite à cette iniquité influencée principalement par la couleur de la peau et le lieu de naissance.

saloute
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PS. « Je pense, donc je nuis. » (-Mes Aïeux)

AVERTISSEMENT !

Monter un volcan à 5h45 d'un matin venteux pourrait vous faire avoir l'air de ça.


mardi 6 mars 2012

El Costa está Rwica !

Dodo la veille : À presque 8 dans une chambre pour 5 personnes, mais pour 2$ de moins après s'être obstinés (en espagnol) avec la madame de l'auberge.

Oh siiii, está bien Rwica (à dire avec l'accent américain, comme le petit gars qui riait de nous parce qu'on était supposément des Gringos).

C'est ça, on a encore changé de pays, mais là c'est plus spécial non ? C'est le Costa Rica ! En tout cas, pour moi, ça sonne plus exotique. C'est un pays qui, de loin, évoque des images de beauté et d'aventure. Et là, on est là !

On s'attendait au pire pour le passage à la frontière parce qu'on avait cherché des références sur les internets et tous les sites parlaient de combien c'est long et mélangeant passer du Nicaragua au Costa Rica. Au final, on est arrivé à la frontière à 8h30 et à 10h30, on était sorti (ou plutôt entré), donc rien de pire que pour les autres pays. Par contre, c'est vrai qu'à un certain moment, j'avais l'impression d'être dans Les 12 travaux d'Astérix à force de se faire envoyer d'un bord pis de l'autre pour aller chercher un papier ou une signature, mais dans le fond, toutes les étapes se sont faîtes facilement. Et en plus, du côté du Costa, les choses sont écrites clairement et on n'avait pas l'impression que chaque personne 'officielle' essayait de nous sous-tirer un peu plus d'argent que nécéssaire. Donc, tout s'est bien passé, même si je n'ai maintenant qu'une photocopie du nouveau certificat d'immatriculation pour le p'tit char sans-nom, parce que l'autre expirait le 28 février.

Pour notre premier arrêt au Costa Rica, Andrés de CouchSurfing nous attendait à Naranjo. Selon ses dires, c'était à 5 heures de route de la frontière. Nous avons donc entâmé notre chemin sans savoir si on allait se rendre avant la tombée de la nuit, puisque selon l'expérience, ça nous prend toujours plus de temps qu'aux autres. En chemin, pour ne pas qu'on se sente trop dépaysé, on a vu un kiosque de fruits arborant fièrement le drapeau du Québec ainsi qu'un véhicule récréatif avec une plaque du Québec. Comme nous sommes des gens très ouverts et sociales, nous ne nous sommes arrêtés à ni l'un ni l'autre des endroits. En chemin, nous avons acheté un melon d'eau à 2000 colones en se disant que 2000 pour un fruit, ça sonne beaucoup. Après ça, on a mis pour 20000 de gaz et, moins de 5 heures après avoir quitté la frontière, nous sommes arrivés à Naranjo, prêts à rencontrer notre hôte, ce qui s'est fait facilement et avec plaisir.

Le Costa Rica, on s'y attendait, c'est fancy. Étant le pays le plus riche d'Amérique Centrale, tout est plus cher et plus américanisé. Comme on aime bien se fondre dans la foule, on a décidé de faire nos fancy nous aussi. Pour l'occasion, on a sorti nos vieux tostadas achetés aux Guatemala (il y a 2 mois) et pas encore terminés parce que c'était un luxe et que c'est bien connu, le luxe il ne faut pas en abuser. Pour dépasser les limites du chic, on a aussi mangé le sac de chips de maïs trouvé dans les poubelles il y a plus d'une semaine et qu'on gardait pour une occasion spéciale. Être au Costa Rica, c'est assez spécial à mon goût ça.

Mais, parce qu'il y a un mais, ce beau pays restera sur la liste des pays à visiter dans le futur. En effet, un peu à cause de son coût supposément plus élevé et beaucoup parce qu'on a hâte de voir le fameux bout de la route, Sébastien et moi avons pris la décision de passer très rapidement au Costa Rica et au Panama. Bien sûr, on avait aussi pris la décision de passer vite au Nicaragua et on a réussi à rester deux semaines et à voir seulement 2 endroits, mais bon, là, on est plus sérieux. En plus, on avait besoin de changement dans le voyage alors on se concentre sur le CouchSurfing et sur l'aspect Roadtrip. Même qu'on a décidé de recommencer (si on a déjà commencé) à dormir dans le char. On verra où ça nous mènera !

Sur ce, bonne soirée.
:)

dimanche 4 mars 2012

Grosse journée

Dodo la veille : Dans le même lit simple pour jumeler nos matelas et ainsi en avoir 3 d'épaisseur, mais sentir quand même les barreaux de bois, pour finalement se réveiller en dessous du gros qui ronfle.

Ouais, c'était une grosse journée. Ça a commencé par un réveil rapide à 7h45 parce qu'il fallait se lever pour aller acheter des oeufs pour manger du pain doré. Déjà en partant, on savait que ça allait être une journée remplie.

Ensuite, Sébastien, s'est mis en 'mode production' et a uploadé un peu de photos avant qu'on parte s'acheter une 2e papaye, puisqu'on allait les partager avec la chickette du BC. Finalement, la belle blonde de 20 ans nous a posé un lapin et on s'est retrouvé en tête à tête pour aller à la plage. Pour une raison que j'ignore, on s'est perdu en y allant, même si c'est moi qui conduisait. Quoi ? Ça explique pourquoi on s'est perdu ? Ah bin !

Comme deux bons aventuriers, on a décidé de continuer vers l'inconnu, ce qui nous a mené sur un autre petit bout de paradis. Puisqu'on était déjà épuisé par tous les pains dorés ingérés, on s'est étendu sous un arbre parfaitement placé sur la plage pour nous donner de l'ombre, mais nous permettant de voir tout le beau qui nous entourait. Le ventre plein de papaye, laissant les minutes, voire les heures, s'écouler, je finis par lever la tête de mon livre et, aperçevant mon co-voyageur accoté sur son coude lisant son livre de fille, je me suis exclamée : « Ouf, grosse journée ».

Quelques pages plus tard, on décide de se bouger pour aller voir les différentes options d'hébergement qu'offre ce petit coin de pays puisque ma mère devrait venir quelque part au mois d'avril et qu'on garde l'oeil ouvert pour trouver la perle rare. Après, pour retrouver un peu d'énergie, on a mangé des pains beurre-de-pean-miel-bananes et on a relu un peu, en faisant des pauses pour aller se saucer dans l'océan particulièrement glacé. Finalement, on est retourné en ville à temps pour voir le coucher de soleil sur la plage du village.

Pis là, le comble c'est qu'on doit travailler à digérer nos bonnes pâtes pour faire de la place à la deuxieme papaye de la journée puisqu'on a eu personne avec qui les partager.

En tout cas, je te dis que c'est pas tout le monde qui l'a facile...

vendredi 2 mars 2012

La papaye

Dodo la veille : À l'une des 20 auberges dans le village de trois rues par trois rues qu'est San Juan del Sur, Nicaragua

Bienvenue en mars. C'est dire que les journés continuent à rallonger jusqu'à en devenir évidente. Même si la température est, comment dire, parfaite ici bas avec l'absence de nuage, le soleil tapant et la brise, les lecteurs du nords peuvent se consoler en se disant que les journées rallongent plus vite là-haut et qu'elles seront même bientôt plus longues.

Ok, la papaye maintenant. J'pensais à ça aujourd'hui en mangeant une deuxième papaye en deux jours avec ma compagne de voyage : « Ouin, je peux comprendre que la papaye puisse être le fruit préféré d'une personne. » Quel plaisir que de passer le coûteau au travers d'une papaye prête à être manger, et mieux encore de la déguster un morceau après l'autre en se barbouillant la face.

La papaye est un fruit qui s'apprivoise. Premièrement reconnu comme un fruit au goût 'grave' qui peut changer facilement de bon à dégueu, nous en avons ingurgiter quelques-unes à nos débuts au Mexique, mais avons vite passé à autre chose. C'est pire que le cantaloup, notre premier gros fruit routinier, quand on parle de fruits qu'il faut manger au bon moment parce qu'il est souvent soit pas assez mûr, donc sans goût, ou trop mûr avec un goût à faire vomir. C'est pourquoi, depuis, nous nous sommes engouffrés presque exclusivement avec du melon d'eau, ce fruit hydratant toujours prêt à satisfaire les papilles et catégorisé du plus sécuritaire à manger.

La papaye est revenu dans le décor au Guatémala alors qu'on m'a conseillé d'en manger pour aider mon estomac qui faisait des siennes. Je me suis exécuter, mais Geneviève-Anaïs en avait encore le dégoût dû à la dernière expérience. Je me suis alors tapé presque deux papayes à moi tout seul en deux jours jusqu'à en avoir une mini-réaction allergique après la deuxième en sentant mes lèvres enflées avec des petits boutons.

Ce qui nous amène à la semaine passée et ces deux Espagnols dormant à la même auberge que nous. Au final, nous avons passé une semaine à se cotoyer dans la cuisine puisque, eux aussi, cuisinaient ce qu'ils mangeaient. L'une végétarienne et l'autre végétalien, j'étais très intéressé à mieux connaître leur mode de vie parce qu'ils semblaient être des voyageurs conscients, mais la barrière de la langue a ralenti les rapprochements. « Son bueno por el estomago » disent-ils en désignant les graines pendant la préparation de leur première papaye. Toute la semaine, je les aie observés en voulant savoir ce qu'ils mangeaient et en essayant de capter un peu d'information ici et là lors des conversations. Ils pouvaient être une inspiration et une source d'idées pour nous et ils montraient une volonté à partager. Tout ça pour dire qu'ils se plaisaient à manger leur papaye quotidienne qu'ils achetaient toujours de la même madame au marché, l'a-t-on appris plus tard. Alors que nous étions les quatre doyens de l'auberge, j'ai réussi à leur communiquer mes sentiments et à me faire inviter à les joindre lors de leur dernière visite quotidienne au marché. Nous y avons acheté une papaye que nous avons tous partagé pour le dessert le soir-même. C'était en revenant de la plage où nous avons partagé un melon d'eau en regardant le couché de soleil.

Dès le lendemain, c'est-à-dire hier, nous étions par nous-même face à l'achat et la consommation d'une nouvelle papaye et, bonne nouvelle, nous avons réussi avec brio cette nouvelle aventure. C'était délicieux comme dirait Geneviève-Anaïs et nous voulions recommencer, ce que nous avons fait aujourd'hui.

Fin de l'histoire malgré les détails manquants...

saloute
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PS. Nous pouvons soit payer l'agriculteur, soit l'hôpital... (-Occupons Montréal)

dimanche 26 février 2012

Estamos listos

Dodo la veille : Tard la nuit après une partie interminable du jeu de cartes 'Sept' communément qualifiée à basse voix en serrant les dents de 'stupid game'.

Toujours à Léon, on s'apprête à aller grimper un volcan demain après-midi et on y passera la nuit en camping afin de pouvoir voir la lave en ébullition. Geneviève-Anaïs qui, en passant, m'accuse toujours de tout planifier et de ne rien laisser au hasard, nous a dressé une belle petite liste des choses à apporter. La voici :

Dans la catégorie 'Équipement' :
- Chaudron + Brûleur + Gaz
- Briquet
- 2 cuillères + Couteau coupant
- Mon tupperware + Gros tupperware

Dans la catégorie 'Bouffe' :
- Riz + Binnes
- Concombre + Tomates
- Gruau + Noix + Raisins + Miel + Cannelle
- Peanuts + Oranges
- Sandwichs au beurre de pean
- 4L d'eau chaque

Dans la catégorie 'Dodo' :
- Tente + Sleepings
- Vêtements chauds
- Pyjama

Dans la catégorie 'Personnel' :
- 2 brosses à dents
- Pâte à dents
- Soie dentaire
- Bouchons + Frontales
- Papier de toilette

Dans la catégorie 'On n'amène pas' :
- Melon d'eau
- La 'garafon' de 20L d'eau
- L'ordinateur
- Le poêle électrique

Dans la catégorie 'On garde sur soi' :
- Passeports
- I-Pods
- Clés du char
- Appareils photos
- Argent

Voilá, c'est à partir de cette liste non-exhaustive que nous paufinerons notre préparation demain matin en remplissant un gros sac-à-dos pour Sébastien qui a le dos large, et un petit sac-à-dos pour Genevieve-Anaïs qui le mérite puisqu'elle a préparé la liste.

saloute
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PS. « Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide. » (A. Einstein)

vendredi 24 février 2012

Nouvelle recette

Dodo la veille : Hostal El Albergue, Leon, Nicaragua

Ce soir, nous avons essayé une nouvelle recette trouvée sur www.hostelcookers.com. Le site est affiché sur une porte d'armoire dans la cuisine de l'auberge. On y a jeté un coup d'oeil pour justement manger quelque chose de différent alors qu'on a accès à une cuisine bien greillée, mais ça adonne que ça ressemble pas mal à notre menu. Notre choix s'est tout de même arrêté sur la salade de pâtes à la mangue. Pourquoi pas ? Des pâtes froides, ça fait déjà différent, pis y mélanger de la mangue, ben là on est ailleurs.

Ce site est une bonne idée, mais il faudrait plus de 'contributeurs' pour engager le processus d'échange et devenir une sorte de référence sans prétention. Pourquoi pas nous ? On pourrait s'exécuter : partager nos recettes simples pour en inspirer d'autres au lieu de simplement continuer à rendre jaloux les autres voyageurs comme on le fait.

Eh oui, depuis la semaine sur Utila, je regarde notre nourriture différemment parce qu'on nous vantait chaque jour sur l'apparence goûteuse du contenu de nos assiettes. Souvent avec les moyens du bord, on réussi toujours à se concocter de la ben bonne bouffe.

Il faut dire que c'est un des avantages de voyager en voiture, l'espace. On peut transporter plus d'ingrédients avec nous et ainsi avoir plus d'options quand vient le temps d'ajouter une petite touche à nos repas.

Parlant de la voiture sans nom et de ce qu'elle peut contenir, il est temps d'annoncer qu'on a poussé la limite du confort par rapport à la capacité de se cuisiner des bons plats : on s'est acheté un rond de poêle électrique. Oui-oui, on s'est payé la traite après s'être tannés de ne pas pouvoir se cuisiner un repas chaud parce qu'on dort souvent dans des hôtels à défaut de rencontrer des auberges de jeunesse sur notre route. Voil
à, c'est notre nouveau luxe. On était habitué à dire qu'on voyageait avec un presse-ail pour illustrer notre confort de l'espace et se décréditer un peu de la beauté de nos assiettes, mais à l'avenir, on va pouvoir dire qu'on voyage avec notre rond de poêle électrique. C'est ridicule ! On magasine présentement les poêles afin de tirer le pleins potentiel du rond électrique, bien qu'on se débrouille jusqu'à maintenant avec le seul chaudron.

J'imagine que la prochaine étape sera de nous équipper, comme on m'a conseillé avant de partir, d'un mini-frigo qui se branche dans le 'trou
à lighter' de la voiture...

saloute
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PS. « On regrette rarement d'avoir osé, mais toujours de ne pas avoir essayer. » (-Serge Lafrance)

mercredi 22 février 2012

Réponse à Martine

Salut Seb. Comment ça va là-bas ? Nous pensons à toi souvent. Donne-nous des nouvelles.

Hey salut.
Merci de m'écrire.

Vous, que devenez-vous ? Quoi de neuf à Aylmer ?

Je suis encore en voyage avec Geneviève-Anaïs (ma coloc de Montréal) lors de notre périple en voiture jusqu'au Panama. On est maintenant rendu au Nicaragua. Le temps passe vite pour ce qu'il y a à faire. Je dirais que tout se passe bien. C'est le voyage, c'est l'aventure, alors ça devient épuisant. Pis y'a le plan du début qu'on aimerait respecter. Principalement, le plan est de se rendre au bout de la route et de revenir pour le mois de juillet. Sauf que juillet, c'est tôt et il reste beaucoup à voir. Voilà mes tracas du moment.

Sinon, ben j'me fais la grosse vie je crois, surtout si on me regarde du Québec. La plage, les auberges, les pic-nics. Mais au fond, ce n'est pas aussi parfait que ça peut parraître. C'est la vie au Québec, mais dans un nouveau décor. Il faut quand même fonctionner avec des questionnement, prendre des décisions, gérer des relations, manoeuvrer avec un budget, etc. Le bonheur repose toujours à l'intérieur de soi, il faut juste pas oublier de le garder réveiller. J'avoue par contre qu'il est peut-être plus possible ici de réaliser des rêves tous les jours puisque je suis dans un nouvel environnement et entouré de nouveautés. J'ai aussi une certaine liberté, mais celle-ci est un choix je crois. Un choix qui vient avec ses avantages et ses inconvénients.

Ok, alors de quoi puis-je parler ?
Je peux te partager mon blogue encore une fois : www.letealannee.blogspot.com
C'est où Geneviève-Anaïs et moi compilons quelques souvenirs de voyage que nos 'suiveux' peuvent lire s'ils en ont envie.

Ici, je vois pleins de choses. J'essaie de comprendre pleins de choses.
J'essaie aussi de parler espagnol, le premier objectif plus technique du voyage. J'ai pris deux semaines de cours au Guatémala, ce qui a grandement aidé, mais tu vois, il est difficile de pratiquer parce qu'on reste dans notre bulle en tant que touriste. Il est rare qu'on communique avec des locaux à part quand on veut s'acheter des produits au marché. C'est pourquoi je crois que la prochaine fois que je viendrai dans le coin, je vais m'arranger pour avoir un endroit où je pourrai rester assez longtemps pour m'intégrer à un groupe local. Au travers du bénévolat probablement.

Ce qui m'amène aussi à penser que peut-être qu'il faudrait que j'oriente mes voyages différemment la prochaine fois. Avec un focus plus précis. Visiter, on le fait tout le temps et on finit toujours par tout savoir ou tout voir sur un endroit. Si je pouvais me planifier quelque chose au sein du vrai monde, ce serait super, pis de là, je finirais par visiter les alentours, en plus de créer des relations avec les locaux.

Je ne sais pas ce que je ferai lors de mon retour au Québec. Je ne sais pas si je resterai au Québec. Peut-être pour l'été, mais ça dépendra des opportunités pour le reste. J'ai toujours mon vélo qui peut m'amener où je veux si jamais je manque d'opportunités.

Il faut aussi que je prenne le temps de dealer avec le dossier de mon accident. Ça va faire deux ans en septembre et j'ai trois ans pour faire ma réclamation.

Si je reviens au voyage, on en est à redéfinir le but du voyage, ou plutôt le chemin pour se rendre au but. C'est qu'on en est venu blâsé de notre routine. C'est peut-être bizarre à lire du Québec, mais c'est ça pareil. C'est plate et on a besoin de nouveau. Je crois qu'on est trop en contrôle de la situation, alors on ne peut être émerveillé chaque jour de la beauté de ce qui nous arrive. On contrôle ce qui arrive. On mange toujours la même chose. On visite les mêmes endroits. On passe tout notre temps ensemble. Etc.

Ok, je crois que je vais arrêter ça là. Désolé pour la longueur. Je me suis servi de te donner des nouvelles pour débriefer un peu.
Tk, si tu t'es rendue jusqu'ici, réponds-moi rapidement avec rien d'autres que ton adresse postale.
Pis tu me donneras des nouvelles plus tard si t'en as envie.

Bonjour à Pierre et Karine aussi.

saloute

mardi 21 février 2012

Faîtes-moi une phrase avec Nicaragua

Dodo la veille : Hotel Quinta Avenida, El Paraiso

Parce que moi, je n'ai pas réussi à trouver un jeu de mot intelligent du type « Guat's up » ou « Honduras bin c'qu'on voudra ».

Mais en tout cas, on est quand même rendu au Nicaragua ! L'entrée s'est fait en douceur par un passage aux douanes bien relax et assez rapide. C'est sûrement l'habitude qui fait qu'on passe les douanes pleins d'assurances et qu'on arrive même à énerver les gens qui se font de l'argent sur le dos des pauvres voyageurs perdus, plutôt que le contraire.

Ensuite, la douceur s'est poursuivie pendant quelques heures, en roulant l'esprit tranquille, sur une route quasi-parfaite, ce qui nous a permis d'observer le paysage jaune et sec contrastant avec le vert profond du Honduras. Bien sûr, comme chaque entrée dans un nouveau pays, certaines questions se sont rapidement présentées à nous. Par exemple, nous nous demandons encore comment se nomme un Topes (dos-d'ânes) ici parce qu'ils ne portent pas toujours le même nom selon le pays. Habituellement, cette question est rapidement résolue puisqu'il y en a tout le temps. Mais on n'en a pas encore vu ici alors ça nous a amené à nous poser une autre question, soit « est-ce que les limites de vitesses sont valables ? » Parce que s'il n'y a pas de dos-d'ânes, comment les gens font-ils pour ralentir dans les zones écolières ? On a vu plusieurs pancartes de limites de vitesse, ce qui nous amène à penser qu'ils faut peut-être les respecter. D'autant plus, nous disions-nous à ce moment là, qu'il ne faut pas donner de raisons aux policiers de nous arrêter puisque notre Rough Guide nous a averti qu'au Nicaragua, « la police du transport est reconnue pour viser les touristes et tout faire pour leur donner une amende » [traduction libre], mais bon, sur l'autoroute, aucun policier ne nous a arrêté. Nous avons donc eu le loisir de poursuivre notre chemin, en philosophant, encore une fois, sur la signification d'une pancarte qu'on voit depuis le Mexique et dont on ne comprend pas la signification. « Conceda cambio de luces », vous savez ce que ça veut dire, vous ?

Arrivés à Léon, c'est là que le calme a laissé place à l'action. Tout d'abord, moins de 5 minutes après être arrivés en ville, les policiers ont gentiment confirmé les dires de notre fidèle guide de voyage en nous arrêtant pour rien au coin d'une rue. Après avoir écouté l'agent m'énunérer la liste des infractions que je viens de commettre (un stop mal fait et « obstruction de la voie » en restant au milieu d'une rue étroite alors que j'aurais dû me mettre à gauche pour continuer tout droit afin de laisser de la place aux gens qui veulent tourner à droite sur une rue sens unique sans pancarte qui indique de quel sens on peut aller), je lui demande doucement (ou pas) d'aller voir son chef. Le-dit chef me réexplique ce que son officier vient de lui dire et je continue à faire ma face bête et incrédule. Mais bon, il faut croire qu'il n'est pas trop impressionné par moi puisqu'il poursuit ses démarches. Au moment de me donner la-dite amende que je dois aller payer à la banque en voiture sans mon permis dans mes poches parce qu'il me le redonnera seulement quand j'aurai le reçu de la banque, il change soudainement d'attitude et décide de nous laisser partir sans billet, mais en faisant un petit dessin explicatif de comment me placer dans les voies. Pourquoi ce changement innatendu ? Sûrement ne le saurons-nous jamais, mais je me plais à penser que c'est mon commentaire désobligeant « ah bin oui, parce que conduire sans permis, ça c'est correct » qui a eu un peu d'influence. En tout cas, ça nous a permis de prendre la sage décision de stationner la voiture et chercher une auberge à pied.

Une chance ! Parce qu'on a fini par toutes les visiter, se faisant dire « Estamos Full » quasiment partout. Full ? Ça fait 6 mois qu'on est presque toujours tout seul dans les auberges, ils arrivent d'oú les touristes ? Je comprends que Léon, c'est une belle ville coloniale bien adaptée aux Backpackers, mais justement, elle refoule d'auberges de jeunesse alors comment ça, elles sont toutes pleines ? Mais bon, une âme charitable (dans un corps de dieux, mais ça c'est une autre histoire), nous a laissé prendre un petit lit pour nous deux pour la modique somme de 9 $US (les dollars qui, eux aussi, viennent d'apparaître). À ce prix là, on restera plus qu'une nuit. En plus, on a trouvé, en faisant le tour de la ville sous un soleil tapant, la maison qui, en plus de servir de café-internet, fait des choco-bananos et ça faisait longtemps qu'on en avait pas mangés !

Pour bien finir la journée, on vient de se faire des quesadillas avec du bon fromage frais (même s'il passe la journée dehors au soleil) et des nouveaux légumes du marché. On est wild de même nous autres à essayer des nouveaux légumes... malgré que c'est peut-être juste parce qu'on en n'a trouvés aucun autre qui ressemble aux légumes qu'on achète d'habitude... En tout cas, c'était délicieux et là, on finira la soirée en silence devant l'ordi parce que c'est la première fois qu'on a Wi-Fi depuis qu'il est réparé !

Bonne soirée à vous aussi.
xx